Appel aux malades et aux souffrants
Très chers Frères et Sœurs qui souffrez dans votre esprit et dans votre corps, ne cédez pas à la tentation de considérer la douleur comme une expérience purement négative, au point de douter de la bonté de Dieu. Dans le Christ souffrant, tout malade trouve le sens de ses propres souffrances. La souffrance et la maladie sont propres à la condition de l’homme, créature fragile et limitée, marquée depuis sa naissance par le péché originel. Dans le Christ, mort et ressuscité, l’humanité découvre une nouvelle dimension de sa souffrance: au lieu d’être un échec, elle se révèle comme l’occasion d'offrir un témoignage de foi et d’amour.

Bien chers Malades, sachez découvrir dans l’amour “le sens salvifique de votre douleur et les réponses valables à toutes vos interrogations" (Salvifici doloris, n. 31). Votre mission est une mission de très grand prix pour l’Église et pour la société. “Vous qui portez le poids de la souffrance vous êtes au premier rang, parmi ceux que Dieu aime. Comme à tous ceux qu’Il rencontrait sur les routes de Palestine, Jésus vous a accordé un regard plein de tendresse; son amour ne nous abondonnera jamais” (Discours aux blessés de la vie, Tours, 21 Septembre 1996, 2, in l’Osservatore Romano 23/24 Septembre 1996, p. 4). De cet amour privilégié, sachez être des témoins généreux par le don de votre souffrance, qui a tant de pouvoir pour le salut du genre humain.

La maladie et la souffrance demeurent une limite et une épreuve pour l’esprit humain, ceci est hors de doute. À la lumière de la Croix du Christ, toutefois, elles apparaissent comme un temps privilégié pour croître dans la foi et un moyen précieux pour contribuer à la réalisation du projet divin du salut, en union au Christ Rédempteur.
 

Message du St Père Jean Paul II
Journée Mondiale du Malade 1997