C'est pourquoi j’adresse un appel très particulier aux autorités civiles, aux hommes de science et à tous ceux qui œuvrent auprès des malades. Qu’ils se gardent d’exercer leur service d’une manière purement bureaucratique ou quelconque! Qu’il soit bien clair, à leurs yeux, que la gestion des derniers publics impose le devoir grave d’en éviter le gaspillage et l’usage inconsidéré, afin que les ressources disponibles, administrées en toute sagesse et équité assurent la prévention des maladies et l’assistance en cas de maladie à ceux qui en ont réellement besoin.
L'attente très vive, à notre époque, d’une humanisation de la médecine et de l’assistance de santé, exige une réponse plus catégorique. Or, pour une assistance sanitaire plus humaine et plus adaptée, il est fondamental de s’en référer à une vision transcendante de l’homme, qui sache mettre en lumière chez le malade, image de Dieu et fils de Dieu, le prix de la vie et son cartactère sacré. La maladie et la douleur concernant tous les humains, l’amour envers les souffrants devient alors signe et mesure du degré de civilisation et de progrès d’un peuple.
Enfin, je m’adresse à vous, responsables des nations, afin que vous considériez la santé comme un problème prioritaire au plan mondial. Et parmi les finalités de la Journée Mondiale du Malade, il y a celle qui consiste à mener une œuvre de vaste sensibilisation envers les inéluctables et graves problèmes concernant la santé et les structures de santé. Les deux-tiers de l’humanité manquent encore de l’assistance indispensable en matière de santé et les ressources employées dans ce secteur sont encore par trop insuffisantes. Que le programme de l'Organisation Mondiale de la Santé (“Santé pour tous en l’an 2000”), qui pourrait sembler un mirage, soit au contraire un stimulant pour une compétition de solidarité effective. Les extraordinaires progrès de la science et de la technique, le développement des moyens de communication de masse ont créé des conditions de prise de conscience et de coopération susceptibles de rendre cette espérance toujours plus consistante.
Message
du St Père Jean Paul II
Journée
Mondiale du Malade 1994