| Réference
Historique
La
seule référence capable de nous renseigner sur la vie du
Saint est l’" Historia Religiosa" de Théodoret, évêque
de Cyr, écrite vers l’an 440 et dans laquelle l’écrivain
évoque la vie des ascètes de la Cyrrhestique et de ses environs.
Le chapitre XVI du livre contient amples détails sur le Saint, sur
sa vie mystique et son empreinte indéniable sur ses disciples.
Location
géographique
La
Cyrrhestique où se déroula la vie de Saint Maron est située
en Syrie du Nord. L’organisation romaine de l’époque avait divisé
la province de Syrie en trois parties: La Syrie Première ou Syrie
Creuse (Coele-Syrie), avec Antioche pour métropole. La Syrie Seconde
ou Syrie Heureuse (Salutaris), avec Apamée pour métropole.
La Syrie Troisième ou Euphratèse, avec Hiérapolis
(mieux connu sous le nom de Membej) pour métropole
Les
régions situés au sud d'Apamée, s'étendant
jusqu'aux frontiéres méridionales Libanaises étaient
divisées en deux sections: La Phoenicie Libanaise, avec Homs puis
Damas pour métropole et La Phoenicie Maritime avec Tyr pour capitale.
Le diocése de Cyrrhestique, qui avait à sa téte l'évêque
Théodoret de Cyr s'étendait à l'ouest de L'Euphratése.
Une
distance évalué à deux jours de marches séparait
la ville de Cyr situé au nord-est d'Antioches. Soixante dix kilomètres
la séparaient de la ville d'Alep. Si l'on se refére à
l'historien Théodoret de Cyr. St Marron, ayant choisit de mener
une vie d'ascéte, élu domicile au sommet d'une montagne abrupte
qui porte le nom de Nabo, (par reférence au dieu païen Nabo)
dont le temple était au sommet de cette montagne. Le village avoisinant
était connu sous le nom de Kfar Nabo.
Vie
Exemplaire
Saint
Maron consacra le temple au culte du vrai Dieu. A l’exemple de Saint Maron,
et sous l’influence de sa vie édifiante, beaucoup de disciples vouèrent
une bonne partie de leur existence à la prière, tandis que
d’autres s’isolaient sur les cîmes des montagnes, ou se cloîtraient
dans les grottes pour communier avec le divin. La renommée et la
sainteté de Maron étaient si grandes que Saint Jean Chrysostome
lui dépêcha une lettre vers l’an 405 qui témoignait
du respect qu’il vouait au Saint et demandait d’intercéder pour
lui dans sa prière.
D’après
Théodoret, Saint Maron, décédé vers l’année
410, aurait exprimé son désir d’être inhumé
dans la tombe de Saint Zabina, qui représentait pour lui le modèle
de vie édifiante. Sitôt sa mort connue, "les habitants
d’un bourg limitrophe fort peuplé, survinrent en masse, dispersèrent
les autres, s’emparèrent de ce trésor tant convoité,
édifièrent un vaste tombeau et depuis, ils en récoltent
le profit, honorant ce vainqueur d’une fête publique".
Il
semble que le village mentionné par l’historien est celui de Barad,
proche de Kfar Nabo, si dense en population et chef-lieu d’une large contrée.
Au début du Ve siècle, époque qui coïncide si
bien avec la date du décès de Saint Maron en 410, une grande
église y fut édifiée à l’intérieur de
laquelle se trouve un sarcophage qui aurait servi à garder la dépouille
de Saint Maron. Dans la tradition maronite, les disciples de Saint Maron
auraient transféré ses reliques, en particulier son crâne,
au couvent de Saint Maron ou "Beit Maroun", édifié en l’an
452 sur l’Oronte entre Alep et Hama en Syrie actuelle.
Relique
du Saint
Le
crâne fut ramené au Liban, au couvent de Kfarhaï, dans
le région de Batroun, au début du VII’ siècle.
Ecoutons ce que dit le patriarche Douaihi: "Quand Jean Maron fut établi
à Kfarhaï, il construisit un sanctuaire et un couvent dédiés
à Saint Maron. Il y déposa le crâne du Saint artisan
miraculeux de guérison des rnaladies. C’est pour cette raison que
le couvent fut connu par Rech Maro c’est-à-dire Tête
de Maron",
La
tête du Saint fut transférée plus tard en Italie. En
l’année 1130, débarquait en Syrie l’un des moines bénédictins,
alors chef du Couvent de la Croix situé à peu de distance
de la ville de Foligno en Italie, prit livraison du crâne de Saint
Maron, après avoir effectué son pélerinage aux Lieux
Saints. De retour en son pays, il prêcha les vertus du Saint auquel
la foule des fidèles voua un culte fervent. C’est alors que l’évêque
de Foligno fit transférer le crâne dans l’église de
l’archevêché en 1194. Les fidèles coulèrent
une statue en argent représentant l’effigie du Saint et dans laquelle
ils déposèrent ses reliques. Monseigneur Youssef-el-Debs
relate que lors de son passage en Italie en 1887, l’évêque
de Foligno lui remit quelques fragments de reliques de Saint. |