1975
| 1976 | 1977
| 1978 | 1979
| 1980 |1981
| 1982| 1983
| 1984 | |1985
| 1986 | 1987
| 1988 | 1989
| 1990
CONSEQUENCES
13 Avril: Début de la guerre, quand un autobus palestinien, portant quelques éléments armés, défie les milices chrétiennes en passant à l’intérieur du quartier chrétien de Ain Roumaneh. Des accrochages eurent lieu entre les phalangistes et les palestiniens. La gauche libanaise, les soi – disant progressistes, les chefs musulmans et les palestiniens, lancent l’anathème contre les phalangistes en les accusant d"’isolationistes".
14 Avril: La guerre prenant des dimensions religieuses et confessionnelles, des "Commandos" palestiniens habitant la ville de Barja, chassent de leurs maisons les habitants chrétiens du village Ayn el-Assad dans Iqlim el-Kharroub. Les habitants chrétiens des villages voisins fuirent la région vers Beyrouth. C’est le premier échantillon de déplacement de population au Liban.
Avril,Mai,Juin: Des successions de violence eurent lieu, surtout dans la capitale, entre les éléments armés: Palestiniens-Musulmans et Chrétiens.
Juillet: Attaque de la localité "El’Qaa" dans la Békaa Nord par la coalition de la Gauche, des Musulmans,des Palestiniens et autres.
Août: Attaque de Haouch el-Oumara dans la banlieue de Zahlé par des milices musulmanes et étrangères.
Septembre: Attaque contre les Chrétiens du Akkar et de Tripoli par des milices musulmanes et étrangères.
Septembre: Attaque contre les Musulmans du Batroun et du Koura par les milices chrétiennes.
17 Septembre: Les combats éclatent à Batroun.
Fin 1975: Les villages de Taalabaya et du Karak sont vidés des chrétiens.
Le résultat des successions de violence, fut l’assassinat de dizaines de personnes et le début des déplacements d’une région à une autre des communautés musulmanes ou chrétiennes qui y sont minoritaires.
13 Janvier: Chute du camp palestinien à Dbayeh entre les mains des milices chrétiennes.
22 janvier: Un projet syrien pour résoudre la crise libanaise.
Début 1976: Prise par les forces libanaises chrétiennes du quartier de la quarantaine, et des massacres contre les Palestiniens et autres.
Début 1976: Les Palestiniens et les milices musulmanes et dites progressistes envahirent les villes de Damour et de Jiyé sur la route joignant Sayda à Beyrouth et massacrent la population.
11 Mars: Coup d’état du Général Aziz Ahdab et éclatement de l’armée libanaise. Les combats s’étendent à tout le pays.
8 Mai: Election du Président Elias Sarkis.
Juin: La Syrie, intervient militairement dans la crise libanaise, pour rééquilibrer le statut du Liban.
30 Juin: Chute du camp palestinien de Jisr al-Bacha.
20 Juillet: Discours du Président Hafez Al – Assad.
12 Août: Chute du camp palestinien de Tell Az-Zaatar.
23 Septembre: Le Président Elias Sarkis remplace le Président sortant Sleiman Frangieh.
16–18 Octobre: Sommet arabe de Ryad, puis 25-26 du même mois, sommet arabe du Caire: création d’une force de dissuasion arabe dont la majorité écrasante est formée de soldats syriens.
Octobre: L’armée-milice dirigée par Ahmad Al-Khatib et la coalition des islamo-progressistes, envahirent le village chrétien de Aichyé à Jezzine: 52 habitants sont massacrés et les maisons incendiées ou détruites.
Fin de l’année: Massacre des chrétiens à Maasser Beit-Eddine.
Au cours de cette année, surtout dans la première moitié, le sort des chrétiens des cazas de Zahrani, Nabatyé, Hasbayya et une partie de Jezzine, a suivi celui des villages chrétiens de la Békaa, du Nord, de la partie Ouest de la capitale et de sa banlieue sud: enlèvements, exécutions et deplacement de population. Les Musulmans résidant à Beyrouth-Est et sa banlieue, aux camps palestiniens (Dbayé, Jisr el-Bacha, Tell Zaatar) et aux quartiers de Nabaa, Quarantaine, Khodr ont eu le même sort.
6 Mars: Assassinat du leader Druze Kamal Jumblatt, et Chef de la coalition de la gauche libanaise et des Palestiniens. 200 chrétiens furent massacrés au Chouf.
19 – 21 Novembre: Le Président Anouar Al-Sadate, visite Israël.
La Syrie s’approche des Palestiniens.
19 Mars: Le Conseil de sécurité demande le retrait immédiat d’Israël, et constitue une force de l'O.N.U. pour aider le Gouvernement à développer sa souveraineté au Sud du pays,
13 Juin: Les forces de l’O.N.U., s’installent dans quelques villages du Sud. Les Israéliens se retirent laissant derrière eux une zone de sécurité entre les mains d’un groupuscule armé commandé par le Colonel Saad Haddad, regroupant quelques éléments de l’armée libanaise restée sur place et portant le nom de l’armée du Liban Sud. Les habitants des villages de Khyam, Hanen et Yarine sont expulsés hors de leurs maisons, ils regagnent leurs coreligionnaires chiites à Beyrouth Sud.
13 Juin: Assassinat par les milices chrétiennes de Tony Frangieh, fils de l’ex-Président Frangieh. Les sympathisants des phalangistes sont expulsés du Nord du Liban et plusieurs chrétiens trouvent la mort à cause de ces rivalités.
27 – 28 Juin: Enlèvement et massacre de 35 jeunes chrétiens au village El-Qaa, Baalbek, Jdaydet-Fakiha.
31 Août: Disparition de l’Imam Moussa Sader, au cours d’une visite officielle en Libye.
2 – 9 Octobre: Des affrontements entre les forces syriennes et les milices chrétiennes qui ont eu lieu depuis février, atteignent leur paroxysme de violence.
Août: Les Etats arabes faisant partie de la force de dissuasion arabe, retirent leurs contingents du Liban.
7 – 9 Juillet: Le massacre du village de Safra, où des partisans du Président Chamoun et de son fils Dani sont exécutés. Béchir Gemayel devient Chef unique de la milice des "Forces Libanaises".
19–31 Décembre:Les Forces Libanaises tentent de rallier la ville de Zahlé au secteur chrétien.
Dès cette année, une lutte entre les musulmans intégristes en coalition avec des organisations palestiniennes, et les partis sympathisants avec la Syrie dure 5 ans à Tripoli et ses alentours de 1980 à 1985. Le résultat 2.000 morts et 100.000 déplacés.
28 Avril: L’aviation israélienne bombarde des positions syriennes dans la Békaa.
29 Avril: Les Syriens installent des missiles anti-aériens dans la Békaa.
10 Juillet: Des raids israéliens contre les positions des Palestiniens au Sud du pays, puis contre Beyrouth-Ouest le 17 du mois.
24 Juillet: Philippe Habib, émissaire du Président Américain Ronald Reagan, négocie un cessez-le-feu entre Israël et l’O.L.P. qui dure un an.
7 – 10 Juin: L’aviation israélienne détruit les bases des missiles anti-aériens syriens dans la plaine libanaise de la Békaa.
12 Juin: Début du siège israélien de Beyrouth-Ouest.
20 Août: Les Etats-Unis obtiennent un accord de cessez-le-feu qui stipule l’évacuation des forces palestiniennes et de toute l’infrastructure palestinienne hors du Liban et le repli des forces syriennes vers la Békaa. Une force multinationale (France, U.S.A., Italie) arrive à Beyrouth pour assurer le retrait.
23 Août: Election du Cheikh Béchir Gemayel Président de la République Libanaise.
3 Septembre: Retrait des derniers éléments des forces palestiniennes à Beyrouth.
14 Septembre: Assassinat du Président élu Béchir Gemayel. Le lendemain, les Israéliens commencent à pénétrer à Beyrouth,
16–18 Septembre:Massacre des palestiniens du camp de Sabra et Chatila en connivence entre les Israéliens et des éléments des "Forces Libanaises" pour couvrir l’entrée des Israéliens à Beyrouth.
21 Septembre: Election du Cheikh Amine Gemayel, Président de la République Libanaise.
24 Septembre: Les forces multinationales sont rappelées par le nouveau Président pour préserver le calme et assurer le retrait des Israéliens.
28 Décembre: Début des négociations entre le Liban, Israël et les U.S.A. pour conclure un accord entre les deux premiers.
La fin de cette année est soldée par les prémices des affrontements entre Chrétiens et Druzes dans la Montagne. Au cours de l’invasion israélienne, les Musulmans, surtout les Chiites se déplacent vers d’autres régions, surtout la Békaa.
17 Mai: L’Accord entre le Liban et Israël est signé par les négociants en présence des U.S.A.
Juin, puis Décembre:La Syrie lance une offensive contre Yasser Arafat à la Békaa puis à Tripoli, un terme définitif sera mis à la présence de l’O.L.P., et une branche dissidente de cette organisation la remplaça au Liban.
14 Juin: Le Parlement Libanais approuve l’Accord du 17 Mai (64 voix contre 2 voix, abstination de 4 et absence de 27 députés).
14–22 Juillet: Des affrontements entre la milice de Walid Joumblatt, Leader des Druzes et Chef du Parti Progressiste Nationaliste, et l’Armée Libanaise.
23 Juillet: Walid Joumblatt annonce la création d’un front de refus contre l’accord du 17 Mai, qui groupe son parti, et celui du mouvement Amal, le Président Frangieh, quelques Chefs sunnites hors de Beyrouth, et l’ancien mouvement dit-national.
10 – 22 Août: Affrontements entre l’armée et la milice de Joumblatt.
28 Août: Affrontements à Beyrouth entre l’armée et des milices musulmanes.
Fin Août: Le Président Amine Gemayel demande à la Ligue Arabe le retrait de l’armée syrienne du Liban.
7 Septembre: Début de la dépréciation de la valeur de la livre libanaise.
7 Septembre: Retrait surprise israélien de la région du Chouf et de Aley.
3 – 26 Septembre:La guerre dans la Montagne entre les Chrétiens et les Druzes aidés par les dissidents de l’O.L.P. sous la direction de Abou Moussa pro-syrien, et sous l'oeil approbatoire d’Israël qui voulait se venger de ses ex-alliés Chrétiens et leurs déplacements hors de la Montagne.
26 – 29 Septembre:Un cessez-le-feu au Liban.
13 Octobre: Des commandos musulmans, exécutent des attentats aux voitures piégées contre les sièges des forces multinationales. 241 américains et 88 français sont tués.
31Octobre–4 Novembre:Une conférence à Genève entre les Chefs des Partis et des responsables politiques libanais est tenue pour résoudre le conflit.
L’année 1983 est soldée par une campagne tenue par les Musulmans intégristes pour déplacer les Chrétiens de Beyrouth-Ouest et de sa banlieue – Sud, de la Békaa, où il ne reste dans les villages chrétiens, hors de Zahlé, que quelques habitants.
18 Janvier: Assassinat de Malcolm Kerr, Recteur de l’Université Américaine de Beyrouth.
Février: Retrait des forces multinationales de Beyrouth.
l – 14 Février: Affrontements entre l’armée libanaise et le mouvement Amal Chiite et retrait de l’armée hors de Beyrouth-Ouest.
Février: Chute de la région de Chahhar Al-Gharbi et du littoral du Chouf entre les mains des milices Druzes.
5 Mars: Le Gouvernement Libanais annule l’accord du 17 Mai.
12 – 20 Mars: Conférence de Lausanne entre les belligérants libanais.
30 Mai: Gouvernement d’union nationale au Liban sous la présidence de Rachid Karamé.
27 Août: Affrontements à Tripoli entre intégristes et partis d’obédience syrienne.
29 Août: Mort du Cheikh Pierre Gemayel.
8 – 1l Avril: Retrait israélien de la région de Nabatyé.
13 – 14 Avril: Retrait israélien de la Montagne, de Barouk et de la Békaa-Ouest.
Avril: Iqlim el-Kharroub fut dévastée par les milices du Leader Druze Walid Joumblatt, après le retrait israélien vers Jezzine et loin du fleuve Al-Awali. Les chrétiens se déplacent vers Jezzine. Les villages chrétiens furent complètement rasés.
25 Avril: Après des affrontements à Sayda entre les "Forces Libanaises" et les Musulmans intégristes et les Palestiniens, les premiers se retirent unilatéralement de la région, pour permettre à l’armée libanaise de se développer. Les villages chrétiens de l’Est de Sayda, ou du littoral de Jezzine, ainsi que ceux de Zahrani, furent dévastés; leurs habitants ainsi que les chrétiens de Sayda se déplacent vers la ville de Jezzine.
22 Mai: Enlèvement d’Européens à Beyrouth-Ouest.
1 Juin: Antoine Lahad, Général à la retraite, est désigné par Israël Chef de "l’armée du Liban Sud".
15 Septembre: L’armée syrienne et ses partisans libanais écrasent les mouvements intégristes à Tripoli.
28 Décembre: L’Accord tripartite est conclu entre le leader Druze Walid Joumblatt, Nabih Berri (chef du mouvement Amal) et Elie Hobeika (chef des Forces Libanaises), avec le soutien de la Syrie.
30 Décembre: Le parti des Kataêb refuse l’accord.
1–14 Janvier: Les deux partis chrétiens (Kataêb et National Libéral de Camille Chamoun) refusent l’accord tripartite.
15 Janvier: Les "Forces Libanaises" en connivence avec le Président de la République Amine Gemayel, écrasent les éléments des "Forces Libanaises" qui appuyent Elie Hobeika. Résultat une dizaine de morts.
2 – 31 Juillet: Des éléments de l’armée syrienne s’installent à Beyrouth-Ouest.
21 Février: L’armée syrienne est installée à Beyrouth.
1 Juin: Assassinat du Président du Conseil Rachid Karamé.
24 Septembre: Le Président Hoss avec les ministres musulmans refusent la désignation et se considèrent légitimes.
14–30 Mars: Le Général Michel Aoun lance sa "guerre de libération" contre la Syrie. Blocus de la région Est de Beyrouth.
1–24 Octobre: 62 parlementaires libanais se réunissent à la ville de Taëf en Arabie Séoudite et concluent le document de l"’Entente Nationale" ou document du "Taëf".
4 Novembre: Général Aoun dissout le Parlement Libanais.
5 Novembre: Le Parlement Libanais se réunit, approuve le document de Taëf et élit René Mouawad Président de la République.
22 Novembre: Le Président Mouawad est assassiné.
24 Novembre: Elias Hraoui est élu Président.
31 Juillet: Blocus de la région sous la domination du Général Aoun.
21 Septembre: Le Gouvernement Libanais licencie toutes les milices libanaises.
13 Octobre: Une campagne militaire, libanaise et syrienne déloge le Général Michel Aoun du Palais Présidentiel et met fin à son mouvement militaire. Le Général se réfugie dans l’Ambassade de France et fut exilé 5 ans hors du Liban en France le 27 Août 1991.
21 – 22 Octobre: Assassinat de Dani Chamoun,
La guerre du Liban a touché, l’homme, la pierre et l’esprit. Elle s’est soldée par des pertes dans tous les domaines. Cette guerre à triple volet: international, régional et local, est l’exemple de ce qui peut attendre les petites nations où tachent de coexister des minorités religieuses, ethniques, culturelles, nationales, où plusieurs d’entre elles à la fois.
Les conséquences de la guerre du Liban entre 1975 – 1990 sont catastrophiques sur une population qui est estimée de l’ordre de 3 millions de résidents:
1 – Sur le plan humain:
Le nombre des tués
parmi les militaires et les civils atteint 71328 soit 2,7/o de la population.
Les blessés: Les
forces régulières: 4234 Les milices chrétiennes: 2448
Les civils: 83900
Les déplacements qui ont duré depuis le déclenchement de la guerre, ont atteint les chiffres suivants:
Le bilan est très révélateur, il prouve qu’un véritable complot était perpétré contre les chrétiens, surtout que le premier déplacement a eu lieu au village chrétien Ayn-el-Assad dans Iqlim al-Kharroub, juste une nuit (14 avril) après l’accident de l’autobus de Ayn Roumaneh survenu le 13 avril 1975.
30% de la population est déplacée, avec tout le problème qui suit: emploi, logement, éducation, émigration, destruction du tissu familial et surtout destruction de la coexistence entre libanais.
3 – L’émigration:
Le nombre total de ceux qui ont émigré entre 1975 – 1990 est de l’ordre de 894.717, soit le l/3 de la population résidente. Même si ce phénomène est traditionnel au Liban, il a eu une portée catastrophique avec la guerre pour fuir les combats ou remédier aux déplacements forcés et à l’enracinement de la population comme c’était le cas dans la Montagne mixte. Ces émigrés, ont affaibli l’infrastructure culturelle et technique, et ont vidé le pays de ses esprits créateurs ou productifs.
4 – L’éducation:
Les dommages dans les institutions secondaires sont relatifs selon l’emplacement de chacune d’elles. Quelques unes étaient détruites complètement et rares sont celles qui n’ont pas été endommagées partiellement ou qui n’ont pas été occupées par des déplacés.
Les écoles chrétiennes fermées dans les régions que les chrétiens ont quittés entre 1982 et 1987 sont 65 écoles, pillées ou incendiées ou détruites. Avant cette date le nombre des écoles fermées était de l’ordre de 211 écoles catholiques et 56 écoles musulmanes et 38 écoles orthodoxes et autres.
Le nombre de locaux scolaires
occupés par les déplacés ou les belligérants
était de l’ordre de 50 à Beyrouth et sa banlieue entre 1986
et 1987.
Les dégâts
sont estimés matériellement comme suit dans le secteur public:
Ecoles publiques de l’enseignement primaire-secondaire: 139.000.000
$ Ecoles techniques: 44.000.000 $ Université Libanaise:
30.000.000
$ Autres établissements: 150.000.000 $
Dans le secteur privé
les dégâts matériels sont: Ecoles Chrétiennes
(75-87) 40.000.000 $ Ecoles musulmanes (75-87) 25.000.000 $ Autres établissements
(75-87) 130.000.000 $ Université St.Joseph (75-81) 7.000.000
$
Le temps de l’enseignement perdu entre 1975 – 1990, peut atteindre un an. Les élèves qui arrivent à l’université en 1994, sont ceux qui ont été aux jardins d’enfants en 1975, ils ont perdu chaque année quelques mois de l’année scolaire traditionnelle.
Ainsi le niveau de l’enseignement a été très touché, et le potentiel culturel est détérioré et le rôle du Liban est affaibli comme centre de rayonnement culturel dans la région.
5 –Les Bibliothèques publiques:
Les Bibliothèques publiques ont subi beaucoup de dommages, soit dans leurs bâtiments soit dans le fonctionnement de l’acquisition des livres et l’enrichissement des dépôts.
La Bibliothèque Nationale, fut endommagée et pillée en 1975 par les Palestiniens qui l’ont occupé en 1975. Le même sort a frappé la Bibliothèque de Sleiman El-Boustany et du ministère du plan par les mains des Palestiniens.
Les Bibliothèques des Couvents du Mont-Liban Sud, furent détruites et pillées après la guerre de la Montagne (1983-1985).
Dans les Bibliothèques des autres Universités, on est devant le cas de l’arrêt partiel du dépôt de livres, où du vol des manuscrits précieux, surtout ceux qui correspondent aux sectes ésotériques.
6 –Les Lieux de Culte:
Les pertes des lieux de culte sont très impressionnantes chez les Chrétiens par rapport aux Musulmans.
Les Chrétiens ont perdu 375 églises, 45 couvents et 17 sièges épiscopaux. Les Musulmans Sunnites 47 mosquées. Les Musulmans Chiites 25 mosquées
7- l'Economie:
Les destructions, les pertes humaines, les déplacements, les émigrations, ont contribué à l’affaiblissement de l’économie libanaise.
La population active est largement affaiblie de 1975 en 1985; la population active est touchée de 744098 à 452000.
Le capital productif a connu par exemple en 1978 une perte de 2,5 milliards de dollars, et de 1975 à 1983 de 4,78 milliards de dollars.
En 1983 le Liban a perdu 11200 logements et 65 hôtels et 13400 commerces et bureaux et 300 entreprises. Le pays connaît une baisse de la production, la détérioration des échanges extérieurs et des finances publiques et des conditions de vie. La hausse des prix passe de 7% en 1983 à 487% en 1987. Le salaire minimum qui était 243 $ par mois en 1983 est devenu 41 $ en 1987 et 58 $ en Août 1990.
La dégradation du pouvoir d’achat des salaires minimum était de 5,50% en 1975, 18,90% en 1978, 8,60% en 1983, 130,70% en 1988, 33,70% en 1990. Ainsi les circuits économiques sont désorganisés, les échanges difficiles, des régions non productives, des équipements vieux ou détruits, le secteur moderne dans l’agriculture et l’élevage est mis hors d’état de produire, les forêts sont coupées.
Le secteur des transports a vieilli et est devenu désorganisé. Bref, le rôle du Liban est atteint et marginalisé aux dépens d’autres pays de la région.