LIBAN
: CREATIVITE ET OUVERTURE EN GUISE DE PROLOGUE
Par José M. LABAKI
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L’histoire d’un peuple ne peut
pas se construire sur des demi-vérités, mais sur les faits,
sur les rappels historiques qui, à chaque instant,
cernent l’origine et les fondements de son identité, de sa vocation
universaliste, fortifiée par le rappel sans ambages des moeurs nées
du plus profond des âges, codifiées par l’usage de la tradition
et revivifiées par leur nouvelle expression.
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L’identité du Liban,
la voici, clairement exposée. Ainsi redécouvrons-nous à
travers ce bref aperçu, les vérités historiques auxquelles
les Libanais croient et proposent au monde. Elles n’effaceront sûrement
pas les controverses autour de certains faits, de certaines épisodes,
car il n’existe pas d’histoire sans critiques. Combien de fois avons-nous
été contraints à découvrir nos propres failles,
alors que nous vivions confortablement avec elles.
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Certes, c’est un rude chemin
que celui que nous proposons, il faudrait pour le vivre sans jamais vasciller,
être vraiment de bonne foi. Voici donc les pendules mises à
l’heure de la vérité, celle d’hier, d’aujourd’hui et de demain.
J.M.L.-
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Décidément, le
Liban vieux de six mille ans ne fait pas son âge.
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Pour les générations
contemporaines, l’idée prévaut souvent que le Liban est une
réalité récente, issue d’une multiplicité communautaire.
D’aucuns sont allés même jusqu’à prétendre que
le Liban était une entité non identifiée alors que
la réalité est autre.
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Le Liban a des racines ancrées
dans l’histoire et nombre de ses éléments iconographiques
sont antérieurs aux communautés qui le composent, n’en déplaise
aux fassaires de l’histoire.
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En effet, le Liban contemporain,
six fois millénaire, se veut de plus en plus rajeuni. C’est peut-être
l’âge de sécurité et de paix qui font carence, et qu’il
devrait à juste titre revendiquer.
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Si les Libanais à travers
les âges ont contribué à peupler la Cilicie, Chypre
et fonder Carthage, Cadix et Utique, s’ils ont laissé leur empreinte
sur le planisphère, il n’en demeure pas moins que leur pays est
au carrefour de trois continents. En plus d’être un des points culminants
de la planète, comme il plaît aux exégètes de
l’appeler, il est aussi un point de jonction entre l’Afrique, l’Asie et
l’Europe, et à ce titre, il occupe à bon droit une position
privilégiée.
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Certes, il y a des voies universelles
dont il est nécessaire de repérer, celle d’hier et de demain,
avec leurs issues et leurs termes. Pour arriver à la Méditerranée,
coeur de l’ancien monde, des milliards de passagers en provenance des quatre
coins de la planète passent par ce point de jonction.
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Cependant, les aspirations d’un
peuple dépassent ses limites géographiques, aussi inhérentes
soient-elles à sa situation par rapport à l’univers, ses
liens avec celui-ci, aussi inégaux soient-ils, demeurent enrichissants
à tous les niveaux.
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Pour les Libanais, leur patrie
est une demeure ancestrale à laquelle ils tiennent en dépit
de toutes les contraintes, soit par les liens séculaires et permanents,
soit par les attaches nouvelles, créées par le choix, par
l’élection et par la coutume, par un contexte de souvenirs et d’opportunités
ineffables, de promesses et de sentimentalités dignes d’être
honorées. Depuis que les Libanais parcourent le monde, ils doivent
avoir appris cela mieux que tout autre citoyen du monde.
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Méditerranéen
par excellence, son appartenance au monde arabe et en tant que voisin d’Israël,
l’avenir du Liban s’inscrit dans l’électisme le plus rigoureux,
dans la créativité et surtout dans la mouvance, telle est
sa vocation.
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Pour assurer son propre avenir
et ses relations privilégiées avec ses voisins arabes, c’est
au Liban qu’il revient implicitement de mettre sa situation exceptionnelle
en clair avec ses voisins arabes, au milieu de tant de système politiques,
monarchies et républiques confondues, où l’autoritarisme
le cède à l’arbitraire, entendant différemment la
démocratie et ses disciplines, obéissant à des traditions
bien lointaines, différentes des siennes.
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Le Liban de demain figure dans
la géographie et dans les annales de l’histoire, au coeur de l’Ancien
Monde, au bord de la Méditerranée, qui a vu naître,
croître et décliner les empires.
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Polyglottes depuis l’origine,
les Libanais n’ont pas cessé de l’être, ils le seront à
jamais. Voyageurs infatigables qu’ils se doivent, c’est peut-être
pour eux que les voies de communications ont été créés,
à la conquête de nouveaux mondes, de nouvelles expansions
civilisatrices et humaines. Telle est leur prédestination. Mais
il y a plus: La destinée de ce pays est fondamentalement subordonnée
à la liberté sous tous ses aspects: liberté dans la
foi, dans l’entreprise, dans l’équilibre du système politique
et social, sans entraves d’aucune nature et tant d’autres bienfaits que
les hégémonies le lui interdisent. C’est avec la liberté
que les possibilités et les moyens effectifs du Liban se développent
et se maintiennent.
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Certes, tous les peuples n’ont
pas la même vocation pour s’épanouir au gré du temps;
la diversité, l’universalisme ont de tout temps été
l’apanage des Libanais. Le Liban s’autodétruira dans la mesure où
il attentera à ses libertés. La ligue arabe est sans aucun
doute une juste et noble cause, pourvu qu’elle ne soit pas affectée
par les rivalités et les épreuves inter-arabes, comme il
en est actuellement le cas.
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A cette altitude de désenchantement
et de déséquilibre, les preuves ne manquent pas. Le conflit
des pays du Golfe et l’Iraq, la guerre fratricide entre les deux Yémen,
celui non moins inquiétant de l’Egypte et du Soudan, pour ne citer
que ceux-là, témoignent suffisamment l’instabilité
qui prévaut dans le monde arabe et qui semble rater tous les rendez
– vous de la sécurité et de la paix.
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Le rôle du Liban a toujours
été celui de l’arbitre oeuvrant inlassablement en faveur
de l’équilibre arabe. Il l’a toujours fait, et il le fera, à
condition que la Realpolitik ne le lui interdit. Ce que le Liban a fait
et continue de faire pour l’enrichissement, la promotion et la diffusion
de la langue arabe est manifestement d’une singulière importance,
dans le but d’éviter aux arabes une décadence si jamais ils
seraient pris dans la Tourmente. Le Sud de la Méditerranée
appartient à la langue arabe, de la Tunisie jusqu’au Golfe d’Alexandrie,
ce dont les arabes devraient en être orgueilleux. Si au contraire,
ils subissaient le lourd fardeau du syndrome asiatique, ils ne bénéficieraient
que d’un rôle subalterne dans une civilisation qui ne leur conviendrait
nullement.
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Si le monde arabe tient à
sa survie, ses attaches géographiques devraient lui importer bien
avant toute approche idéologique, pour cela il ne devrait pas oublier
les rivages où il a fondé ses foyers. C’est pour lui une
règle de vie et de Salut.
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Les perspectives du Liban à
l’égard de son environnement arabe sont sublimes, car elles émanent
davantage de l’ordre spirituel, intellectuel, linguistique, politique et
social, que de l’ordre purement matériel et utilitaire.
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A ce niveau, les Libanais ont
un rôle prépondérant à accomplir dignement,
loin de toute démagogie.
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Les voisins limitrophes du Liban
sont la Syrie et Israël; au Nord et à l’Est la Syrie borde
nos frontières. Elle a sa propre identité comme nous avons
la nôtre. Elle est comme nous agressée, et à la défensive,
contre les menaces israéliennes et autres. Entre la Syrie et le
Liban, l’entente, la coordination et la coopération se doivent permanentes.
Cela implique qu’elle rejoigne, tant s’en faut, notre conception du monde.
Cela implique surtout des relations cordiales de longue durée, toujours
dans le respect mutuel de la souveraineté, de l’identité
et des particularités de chacun. Bon voisinage oblige.
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Au Sud, c’est Israël, une
aventure étrange de la Realpolitik anglo-saxonne. Avoir Israël
à ses frontières, c’est avoir un adversaire redoutable à
tous les égards. C’est à notre frontière Sud que se
déroule en effet l’expérience dévastatrice politico-militaire,
la combinaison paradoxale du racisme et du terrorisme intellectualisé
à outrance. Métropole du Judaïsme universel, ses immenses
ressources financières aidant, il joue un rôle éminemment
important dans la vie politique du Tandem Etats-Unis-Royaume-Uni et leurs
satellites, à l’échelle planétaire. Il suffit de dénoncer
le caractère dangereux de cette anachronique puissance, pour soulever
toutes les préoccupations politiques, économiques et sociales,
dont il ne faut pas sous – estimer les méfaits et les dimensions.
L’alerte donc à l’égard de notre voisin du Sud s’avère
impérative. Toute les nations où Israël est influent,
à commencer par les Etats-Unis, partenaire à part entière,
convoitent cette partie du monde, alors que son sort devrait retenir leur
conscience.
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Tout le drame est là.
Tout le long de l’histoire, depuis la domination de Byzance et depuis l’Islam.
C’est la région de l’Ancien Monde, où les juifs ont été
le mieux accueillis, le plus respectés, le moins persécutés,
alors qu’ailleurs combien n’ont-ils pas enduré.
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Dans le pays des Cèdres,
l’antisémitisme n’existe pas, et il ne peut jamais exister, autrement
ce serait contre sa raison d’être, contre sa tradition universaliste,
contre ses moeurs politiques établies depuis des lustres. Et c’est
justement l’exemplarité du Liban, qui devrait servir d’école
et empêcher l’existence anachronique d’Israël, c’est la démonstration
des bienfaits de notre démocratie, que confessions et minorités
soient en parfaite harmonie.
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Certaines malencontreuses épisodes
de notre histoire exceptées, la convivialité a toujours régné
dans ce pays. Toutefois, selon que l’Occident situerait le Liban dans le
Proche ou le Moyen-Orient, il devrait le reconnaître pour Méditerranéen,
autrement, il le détacherait de ses sources intellectuelles. Car
toute définition erronée du Moyen-Orient détruirait
implicitement l’ordre Méditerranéen, arrachant arbitrairement
l’Egypte, la Syrie, le Liban et les autres pays de la Méditerranée
orientale de leur mer natale pour les incorporer contre la nature des choses
à celle de l’Océan Indien.
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Notre vocation universaliste
commence par la Méditerranée, du temps où la Méditerranée
était le centre de l’univers. L’avenir nous facilite dans ce contexte
Méditerranéen des possibilités incommensurables, sans
feindre d’oublier que d’autres civilisations, la civilisation arabe en
tête de fil, puisque de tout temps nous y avons pleinement participé
à son essor, nous ont été à bien des égards
enrichissantes.
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Le Liban dans l’univers,
c’est sa vocation. C’est son métier que d’être le précurseur.
L’émigration, mondialement reconnue comme la plus forte, entretient
une activité exceptionnelle. Il n’y a pas un coin de la planète
où un Libanais ne soit établi. Ambitieux qu’il se veut, il
n’a jamais pu limiter ses entreprises d’envergure à son propre territoire,
toujours en quête d’autres cieux et de nouveaux horizons. Plus que
jamais l’avenir se présente au Libanais sous le signe de l’universalisme
civilisateur. Toutefois, il devrait endiguer l’émigration massive
des cerveaux. Il en a tellement besoin, aujourd’hui plus que jamais, de
bénéficier de leur savoir à tous les niveaux et dans
tous les domaines.
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Il incombe au Liban de faciliter
sur place, dans leur éclectisme prodigieux, toutes les chances du
travail et de la productivité, intellectuelle ou matérielle
fût-elle. L’Etat devra se faire une raison majeure, en renonçant
à toute politique économique et financière conformiste,
alors qu’aux dernières limites du libéralisme intelligent,
il devrait y aller. L’idéal serait, de laisser voyager le Libanais
à sa guise, tout en faisant du Liban un pays adapté à
sa nature et à revenir. Un peuple, dont les ressources essentielles
proviennent pour les sept huitième de l’étranger, on ne doit
d’aucune façon le soumettre à une politique économique
fermée, à une politique protectionniste et inquisitoriale
sans pour autant l’asphyxier.
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Toute la sagesse consisterait
à repérer les vocations d’un peuple au lieu de les contrarier
et de les brimer, mais à leur trouver un champ d’action adéquat
et permanent. Enfin et surtout, à élever son moral jusqu’à
l’enthousiasme, le pire serait de le livrer au scepticisme et à
la démission.
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Après dix sept ans de
mésaventures dont quelques unes durent encore à nos dépens,
l’avenir du Liban ne fait que débuter. Le plus impératif,
c’est de donner à ce peuple, une rééducation, une
philosophie et une morale à haute tension, pour qu’il puisse s’épanouir
et se refaire à sa façon, loin de toute hégémonie
d’où qu’elle vienne. La politique qui lui conviendrait le mieux,
l’économie assainie qu’il lui faut, c’est la liberté qui
en est leur fondement. C’est à partir de ces données que
le Liban sera le berceau de la libre entreprise, c’est à ce prix
qu’il accomplira sa mission, qu’il s’agisse de lui-même, des pays
arabes, des pays méditerranéens et de ce qu’enfin, avec et
sans la communauté internationale, sa vocation universaliste à
tous les niveaux, demeure la règle.
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Petit pays, sûrement,
petite nation, peut-être, mais jamais un petit peuple. s’il
fallait, après hésitation, choisir un titre à ce sommaire,
rien de plus significatif que ces deux vers de Phèdres:
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"Et depuis quand Seigneur,
craignez-vous la présence
-
de ces paisibles lieux, si
chers à votre enfance?".
-
-
Plus cher encore à notre
âge mûr, à l’âge d’or de nouvelles réussites
pour un Liban meilleur.
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Certes, et en guise d’épilogue,
nous dirions ceci: Le Liban est inépuisable. A travers lui, on peut
voir le monde, comme du haut de ses cimes, nous voyons l’infini.
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A force de creuser ce pays,
de le raconter, on craint souvent de lasser l’auditeur et le lecteur, mais
que nous le voulions ou pas sous des apparences secrètes, la matière
Libanaise a la dimension de l’histoire. Nous sommes, modestie à
part, depuis le début, parmi les témoins de la naissance
des peuples. Nous le sommes par hérédité, par vocation
et peut-être aussi par instinct. Peu de nations jouissent d’un tel
privilège. Dieu veuille qu’il en soit toujours ainsi.
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C’est aussi, faut-il l’avouer
sans vergogne, la chance de quelques rivages élus, de quelques hauts
lieux et sites éternels de l’esprit. On est présent, par
ce qui se distingue, et non par ce qui est aléatoire.
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Tout le destin du Liban réside
dans cette magnifique évolution enrichissante, chantée par
les exégètes et élucidé par les analyses contemporaines.
Nettement au coeur de la civilisation arabe, méditerranéenne
et occidentale, on ne doit jamais contester au Liban sa position privilégiée
de jonction entre l’Orient et l’Occident, vérité qui a valeur
de définition et de constante.
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Les Libanais sont à l’aise
dans leur milieu arabe, méditerranéen et occidental. Ils
seraient à l’aise là où ils se trouvent. Preuve en
est, la diaspora Libanaise a pour orbite les quatre points cardinaux de
la planète. Les sources de la fortune du Liban resteront à
jamais au bout du monde.
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Telle que la mythologie nous
l’a appris, le Liban nous ramène toujours à une histoire
d’amour. Demain encore, le Liban ne vivra que si les composantes continuent
d’aimer et de promouvoir les valeurs humaines hérités de
toutes les civilisations qui ont passé par ses rivages. La capacité
à inventer et la créativité sont sans équivoque
le corollaire d’une ouverture à l’universel, c’est la spécifité
essentielle du Liban. Tel est le génie des peuples élus.