L'Ancien
îlot de Tyr | Les débuts et l'âge
d'or | Tyr, vassale des Rois de la Mésopotamie
et de la Perse | Tyr et Alexandre | Tyr
et le Christianisme | Sous l'autorité
des Musulmans | Vestiges historiques
chrétiens |
Tyr (Sour), ville libanaise sur la Méditerranée, à 35 Km au sud de la ville de Sidon, 83 Km au sud de la ville de Beyrouth. Son nom signifie "rempart".
2 – Les débuts et l’âge
d’or:
Les débuts de la
ville sont très obscurs, Hérodote, fait remonter sa fondation
à 2750 av. J.– C.; tandis que Joseph dans ses "Antiquités"
place la date en 1250 av. J.– C.
Dès le XIVe S., av.
J.C., Tyr était une cité florissante, gouvernée par
un roi. De 1252 (date de la destruction de Sidon par les philistins) à
877, Tyr exerça sur les villes phéniciennes une certaine
souveraineté. La ville était très prospère,
très riche, et très opulente; elle était le "marché
des nations" d’après Isaie (XXIII,3,). Ses marins franchirent le
Gibraltar et explorèrent les côtes anglaises. Leurs produits
spéciaux étaient le ver et la pourpre.
Au début du Xe S.
av. J.C., "Hiram" (969-936), le plus grand roi de la ville, noua des relations
avec les Hébreux (David et Salomon). Il agrandit et embellit Tyr
insulaire, et reconstruisit le temple de "Melqart". Il procura au roi Salomon
des artistes et des matériaux pour construire le temple.
3 – Tyr devenue vassale des Rois
de la Mésopotamie et de la Persse.
Dès la moitié
du IXe S., Tyr se soumit aux Assyriens, puis aux Babyloniens au VIIIe S.
et les Perses au VIe s. av. J.C.
Malgré les vicissitudes
elle garda sa flotte et son commerce, en payant le tribut aux conquérants,
et de temps en temps, marquant au désir d’indépendance, elle
secoua le jong des étrangers. Elle fut assiégée 25
ans par les Assyriens et 13 ans par les Babyloniens. Une partie de ses
habitants, guidée par Didon (Elissa) soeur du roi de Tyr, quitta
la ville et alla fonder un "nouveau village" (Cartage), sur les côtes
de la Tunisie.
4 – Tyr et Alexandre:
En 333, Tyr refuse d’ouvrir
ses portes à Alexandre le grand, désireux de sacrifier dans
le temple de Melqart, assimilé chez les Grecs avec Héraclès.
Après sept mois de siège, le grand conquérant construisit
une chaussée qui réunit l'îlot au continent.
De la sorte, il bloqua la
ville qui tomba et subit une vengeance très sévère:
destruction d’une partie de la ville, 8000 habitants massacrés,
30.000 vendus comme esclaves.
Après la mort d’Alexandre,
Tyr appartint à ses héritiers (Ptolémés puis
Séleucides); le commerce reprit la vie.
Quand Hanibal fut défait,
il vint se réfugier en 196 à Tyr, terre de ses ancêtres.
5 – Tyr et le Christianisme:
En 64 av. J.C., Tyr passa
au pouvoir des Romains, elle jouit d’une certaine autonomie, retrouva sa
prospérité, et devint un centre d’études philosophiques.
Les habitants de Tyr virent
et entendirent Jésus, lors de ses passages dans la Galilée
(Marc, III,8; Luc, VI,17). Le Seigneur alla lui-même jusque sur le
territoire de la ville (Matth., XI, 21; Marc, VII, 24). La ville était
citée dans les discours du Sauveur (Matth., XI, 21; Luc, X, 13-14).
Lorsque Saint Paul vint
à Tyr au milieu du ler S. il y trouva un nombre considérable
de chrétiens. Le théologien "Origène" fut inhumé
dans sa basilique. En 355 un concile fut tenu dans la ville.
6 – Sous l’autorité des Musulmans:
Les Musulmans s’emparèrent
de Tyr en 638. Elle devint un simple village. De 1124 à 1291, elle
fut sous la domination des Croisés, puis elle tomba sous la domination
des Musulmans (Mamelouks) et fut détruite. En 1516 elle passa à
l’autorité ottomane, et devint un foyer chiite.
Actuellement, bâtie
sur les décombres de l’ancienne ville phénicienne, Tyr est
habitée par une majorité chiite, une minorité chrétienne
et des camps palestiniens sur ses portes.
6 – Vestiges historiques chrétiens: