Allocution du Coordinateur Général

Son Excellence Mgr Kyrillos Sélim Bustros
À l'ouverture du 1er Congrès des Patriarches et Evêques Catholiques du Moyen-Orient

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"Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit, et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici que je suis avec vous pour toujours jusqu'à la fin du monde". (Mt 28: 19-20)


Telle était la dernière recommandation de Notre Seigneur Jésus Christ à ses apôtres après sa résurrection. Les apôtres s'en allèrent faire des nations des disciples, leur apprenant à observer les commandements du Seigneur.
En partant de Jérusalem jusqu'aux confins de la terre, les églises naissent dans les différentes régions de la terre. Aujourd'hui, 2000 ans après la naissance du Sauveur, où en sommes-nous, au Moyen-Orient, de cette évangélisation?
Notre Seigneur Jésus Christ a dit: "Moi, je suis venu pour qu'on ait la vie et qu'on l'ait surabondante" (Jn 10:10). Où en sommes-nous, au Moyen-Orient, de cette vie divine que le Seigneur Christ nous a amenée de chez le Père?
Les Eglises en Orient ont été en butte à de nombreuses instabilités: elles se sont séparées l'une de l'autre et les conciles œucuméniques n'ont pas pu rétablir l'unité entre les chrétiens. Ils se sont contentés de définir le dogme, et les églises restèrent divisées, et séparées, dans leur majorité, de l'Eglise de Rome.
Mais le mouvement pour rétablir l'union avec l'Eglise de Rome a toujours été vivace de sorte que se sont formées, au cours des siècles, les Eglises Orientales Catholiques, qui ont connu la prospérité dans leurs institutions ecclésiales, religieuses et culturelles et dans leur vie spirituelle.
Notre rassemblement aujourd'hui, en ce 1er Congrès des Patriarches et Evêques Catholiques du Moyen-Orient, a pour but tout d'abord d'assurer notre unité, en tant qu'Eglises Orientales. Ces Eglises ont sauvegardé la foi des apôtres, le patrimoine oriental et la discipline patriarcale. Elles ont rétabli l'union avec l'Eglise Apostolique de Rome que Saint Ignace d'Antioche appelait, depuis les débuts du IIème siècle "celle qui préside dans la charité".
Ce Congrès a pour but, en second lieu, d'unifier notre conception de la mission que le Seigneur Dieu nous a confié de réaliser, en ce 3ème Millénaire du Christianisme, au Moyen-Orient, dans le milieu où nous avons grandi, où nous allons rester pour témoigner de l'amour de Dieu qui s'est révélé au monde, en la personne de son Fils et Verbe Jésus-Christ.
Nos Eglises, aujoud'hui, au Moyen-Oreint, affrontent de grands défis, à tous les niveaux, défis que notre Congrès devrait s'appliquer à étudier et à y trouver des réponses:


Le Congrès ne manquera pas de penser au rôle que doivent jouer, dans ce monde contemporain, les fidèles, surtout les jeunes et les femmes.
Tous forment le Corps du Christ et s'abreuvent à Celui qui a dit: "Je sui l'eau vive", "si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive, celui qui croit en moi! selon le mot de l'Ecriture: De son sein couleront des fleuves d'eau vive" (Jn 7: 37-38).
Tous s'abreuvent à une source unique pour qu'ils soient d'abord rassasiés de la vie divine, puis la répandent sur leur milieu. Le Seigneur dit:
"Je suis l'Alpha et l'Oméga, le Principe et la Fin, celui qui a soif, moi je lui donnerai de la source de vie gratuitement" (Ap. 21: 6).
"Que l'homme assoiffé s'approche, que l'homme de désir reçoive l'eau de la vie gratuitement... Amen, viens, Seigneur Jésus! Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec tous! Amen" (Ap. 21: 17, 20-21).
 

+ Kyrillos Sélim BOUSTROS
Archevêque de Baalbeck, pour les Grecs Catholiques