L'EGLISE LATINE
Histoire
 
DD
La premier Patriarche Latin, Arnoul, succéda en 1099 au Patriarche Grec Siméon, qui venait de mourir à Chypre, où il s'était réfugié.
Les Croisés, ayant trouvé le siège vacant, y élevèrent un des leurs.
Les Patriarches latins se succèderont à Jérusalem de 1099 à 1187, puis à Acre jusqu'à la chute de la ville en 1291, en Europe ensuite, mais seulement comme titulaires, jusqu'en 1847.
Le siège patriarcal de Jérusalem fut restauré comme siège résidentiel le 23 Juillet 1847, par la Lettre Apostolique "Nulla celebrior" de Pie IX. Le premier titulaire, le Patriarche Joseph Valerga, arriva à Jérusalem le 17 Janvier 1848 et prit possession de son siège par son entrée solennelle au Saint-Sépulcre, la Cathédrale des Patriarches de Jérusalem.
Le Liban accueillit les plus anciennes missions du temps des Croisades. Quant au Vicariat Apostolique des Latins, il ne fut créé par le Saint-Siège qu'en 1772. Bien que sa juridiction recouvre les territoires de la Syrie et du Liban, les fidèles n'étaient pas très nombreux: quelques Italiens et beaucoup de Français.Grâce au développement des oeuvres scolaires et hospitalières pour contrecarrer les missions protestantes, la constitution d'une communauté de rite latin s'imposa.
Les Congrégations religieuses féminines ainsi que les religieux latins servaient de cadre.Le nombre des fidèles s'est considérablement accru sous le Mandat Français, mais a dû diminuer par la suite. Il est estimé actuellement à 14000 environs soit 0,9 % de la population.
Le Vicariat compte 7 prêtres séculiers, mais l'administration des neuf paroisses latines existant au Liban est confiée à des religieux.

Vu l'efficacité des missionnaires latins, hommes ou femmes, dans les secteurs scolaire, universitaire, hospitalier et social, l'Eglise Latine du Liban s'avère être la plus organisée et la plus influente .
Présence Latine au LIBAN
Statistiques
L'enseignement est imparti à quelques:
18 583 élèves, dans 65 écoles primaires ( 7 instituts masculins, 20 féminins)
16 437 élèves, dans 37 écoles complémentaires (4instituts masculins, 10
           féminins),
71 762 élèves, dans 39 écoles secondaires ( 6 instituts masculins, 12
           féminins),
3 540 élèves, dans 15 écoles techniques (4 instituts religieux masculins, 5
         féminins).
soit environ 110 322 élèves dans 155 écoles (de 7 instituts masculins et 20 instituts féminins.
L'enseignement est également imparti à:
5 340 étudiants des Facultés, écoles et Instituts de l'Université
         Saint-Joseph,
     25 Orphelinats,
2 750 orphelins et cas sociaux,élèves dans 24 maisons, de deux instituts
         masculins et 10 instituts féminins
      9 instituts religieux ( 1 masculin et 8 féminins) tiennent 11 foyers de
         jeunes ( 2 de garçons et 8 de filles et 1 mixte),
      8 Hôpitaux, tenus par 201 religieuses de 3 instituts comptent 2647 lits,
    10 Hôpitaux, employant 69 religieuses de 3 instituts comptent 1247 lits,
      3 Hospices de vieillards, tenus par 49 religieuses de 2 instituts 
         comptent  879 lits,
Soit un total de 5 500 lits dans 21 établissements, desservis par 319 religieuses.
     34 Dispensaires bien équipés.
       9 Paroisses, 8 succursales à Beyrouth et 16 en province.
       3 prêtres séculiers.
    234 religieux répartis dans 15 instituts ( 53 maisons).
 1 316 religieuses réparties dans 30 instituts ( 182 maisons).
Par ailleurs, pour les communautés masculines:
La catéchèse, l'apostolat paroissial, le service des chapelles publiques, la prédications, les aumôneries de mouvements de jeunesse, les mouvements d'adultes (Légion de Marie, scouts, congrégations religieuses, tiers-ordres, focolari: Gen et Familles nouvelles), les centres de retraites, de recollection et de prière, les études orientales, la recherche, les éditions religieuses, les activités œcuméniques, etc...
Et pour les communautés féminines:
La catéchèse dans les écoles officielles et les villages; dispensaires; le soin des malades et des pauvres à domicile; les ouvroirs; les garderies d'enfants, les pouponnières, les jardins d'enfants, les maisons de retraites et d'accueil; l'animation des jeunesses mariales, des mouvements focolari; une école de handicapés, retardés mentaux.