Le
schisme officiel de l'Eglise Arménienne au VIème siècle
n'a pas empêché de nombreux évêques, au long
des siècles, de rester en communion avec l'Eglise Universelle. Et
dès le XIème siècle, les Arméniens unirent
leurs efforts à ceux des Croisés pour la reconquête
des Lieux Saints, et entrèrent en relation avec l'Eglise de Rome.
Mais cette union fut sans lendemain.
Quant
à la naissance de l'Eglise Arménienne Catholique, elle n'a
eu lieu que tardivement, en 1742. Celle-ci fut reconnue comme telle par
le Pape Benoît XIV, et ayant à sa tête le Patriarche
Abraham-Pierre ler ARDZIVIAN. Sa résidence fut d'abord au Kreim,
près de Harissa; puis il acheta un terrain à Bzoummar où
son
successeur bâtit un couvent et installa la première communauté
ecclésiastique patriarcale, qui fut par la suite un centre de rayonnement
pour le Liban, la Cilicie, la Mésopotamie et I'Egypte.
Les
Arméniens Catholiques ont des diocèses dans les pays du Moyen
Orient, en Europe et dans le continent américain. Trois Congrégations
ou Instituts religieux masculins, et une Congrégation des Soeurs
Arméniennes Catholiques de l'Immaculée Conception, se partagent
la vie monastique.
SITUATION AU LIBAN
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A partir
de 1928, l'Eglise Arménienne Catholique s'est de nouveau réorganisée
au niveau administratif, scolaire, culturel et social. Le nombre de ses
fidèles est évalué à trente mille, desservis
par une trentaine de prêtres et de moines, répartis sur huit
paroisses.
L'Eglise
Arménienne Catholique est présente sur la scène religieuse,
culturelle, politique et sociale libanaise. Malgré sa dispersion,
le peuple Arménien garde aujourd'hui un sens très vif de
son identité nationale, culturelle et religieuse. |