Communiqué
Final de
la 30ème Session Ordinaire de l’APECL pour l’Année 1996
INTRODUCTION
| Situation Ecclésiale | Situation
Sociale | Situation Nationale | Questions
Administratives | CONCLUSION
INTRODUCTION
1. "L’Assemblée
des Patriarches et Evêques Catholiques au Liban», a tenu sa
session annuelle ordinaire à Bkerké, du Lundi 25 Novembre
au Vendredi 6 Décembre 1996, sous la présidence de Sa Béatitude
et Eminence le Patriarche Cardinal Mar Nasrallah Boutros SFEIR, et avec
la participation de leurs Béatitudes les Patriarches Maximos V HAKIM,
Mar Ignace Antoine II HAYEK et Jean-Pierre XVIII KASPARIAN, de leurs Excellences
les Evêques des Eglises Catholiques au Liban, des Révérends
Pères Supérieurs Généraux des Congrégations
Religieuses au Liban, de deux représentants du Conseil des Supérieurs
Majeurs et de deux représentantes de l’«Assemblée des
Supérieures Majeures des Instituts Féminins au Liban".
2. Sa
Béatitude et Eminence le Président de l’APECL a annoncé
l’ouverture de la Session 1996 par une prière et par un discours
où il traita de la situation au Liban aux niveaux: ecclésial,
social et national. Puis lecture fut donnée du message de Son Exc.
le Nonce Apostolique, Mgr Pablo PUENTE, absent ce jour-là du Liban;
enfin, l’APECL adressa à S.S. le Pape Jean-Paul II un télégramme
de souhaits pour son Jubilé d’Or Sacerdotal et exprima son attachement
au Saint-Siège.
3. Un
an après la clôture de l’"Assemblée Spéciale
du Synode des Evêques pour le Liban", l’APECL s’est réunie
sous le titre du: Travail selon l’esprit du Synode et de ses recommandations,
et dans l’atmosphère de la préparation de la Célébration
du Jubilé de l’An 2000, selon les directives tracées par
S.S. le Pape Jean-Paul II, dans sa Lettre Apostolique "Tertio Millennio
Adveniente".Les Pères ont étudié, à la lumière
des rapports présentés à l’APECL, la situation au
Liban aux niveaux: ecclésial, social et national; ils ont traité
des affaires d’administration, en rapport avec les Statuts de l’APECL,
du travail des Commissions et de la réorganisation des structures;
ils ont pris enfin les décisions pastorales nécessaires.
I. Situation
Ecclésiale
4. Les
Pères ont analysé, avec une extrême attention, la situation
des chrétiens au Liban et leur mission, la relation de leur présence
avec l’enseignement évangélique et le témoignage pour
le Christ, et surtout les dangers auxquels ils sont affrontés de
différents côtés, dangers qui visent à minimiser
leur rôle historique et civilisateur. Ils ont tracé une ligne
de conduite pour revaloriser leur présence et la développer.
Ils ont ensuite passé en revue ce que le Synode a porté comme
fruit aux niveaux spirituel et ecclésial, et ce qui n’a pas encore
été mis au clair.
Niveau
Spirituel.
5. Les
Pères ont béni, chez le peuple de Dieu, la renaissance spirituelle
rénovatrice au plan des individus et des institutions. Une foi vivante
en Dieu et en sa Providence comble les cœurs; le flambeau de l’espérance
dissipe les ombres multiples de la peur et du désespoir; la loi
du pardon et de la réconciliation règne à nouveau;
et retentit l’appel à la rencontre dans un esprit de fraternité,
de dialogue et de franche coopération. De nouvelles générations
apparaissent qui refusent les transgressions immorales, les comportements
aberrants et les multiples façons d’injustice; elles aspirent à
la vérité, à la justice et à la charité;
elles appellent à la transparence et à l’éthique dans
les relations sociale, économique et politique; elles sont d’un
bon exemple dans la pratique religieuse. Parmi les fidèles, des
institutions et des mouvements apostoliques ont pris naissance, démontrant
leur engagement à approfondir leur foi, à coopérer
à la mission de l’Eglise, d’où l’épanouissement, dans
les rangs des jeunes, de vocations sacerdotales et religieuses qui se sont
distinguées par leur maturité et leur engagement.
6. Il
est à remarquer, chez certaines catégories de fidèles,
une régression dans l'engagement à la vie chrétienne
et à l’appartenance ecclésiale; une ignorance de la Sainte-Ecriture
et de l’enseignement de l’Eglise; un certain esprit mondain qui ont tous
causé une absence des valeurs chrétiennes, une décadence
dans les mœurs et une aliénation des principes sains et justes qui
gèrent le comportement et la conduite. La superficialité
de la foi et la fragilité de la vie spirituelle, chez certains fidèles,
ont aidé – vu la situation sociale opprimante – à la propagation
de sectes et autres hérésies diverses, et à l’accueil
de superstitions et de charlataneries variées.
Les Pères
ont à cœur de veiller avec vigilance sur leur troupeau, de prodiguer
tout effort pour assurer une éducation chrétienne universelle
dans les paroisses, les universités, les écoles et les mouvements
apostoliques, d’assurer une campagne spirituelle organisée qui atteigne
tous les responsables afin d’œuvrer avec force pour un engagement de foi
et de vie chrétienne et pour animer la vie missionnaire: les jeunes
trouveraient alors dans leurs pères et ancêtres un modèle
de vie à imiter par l’héroïcité du témoignage
et des vertus évangéliques. L’Assemblée a insisté
pour qu’on mette en pratique les recommandations des deux Commissions Episcopales
pour la Famille et pour la Catéchèse.
Tout cela
entre dans la ligne du renouveau spirituel auquel a été appelée
l’Eglise du Liban dans toutes ses forces vives en tant que personnes et
institutions. Elle y parviendra par l’ouverture à l’œuvre de l’Esprit-Saint
son rénovateur, par l’écoute de la parole de Dieu, par la
lecture des signes des temps, par la fidélité à la
tradition et au patrimoine liturgique et spirituel, par l’engagement à
témoigner pour la charité, tout en se fondant sur l’espérance
en Jésus-Christ son Rédempteur. La Commission Episcopale
pour la Liturgie et la Pastorale assurera, au nom de l’Assemblée,
la continuité dans ce renouveau.
Niveau
ecclésial.
7. Grâce
à l’APECL et à son esprit, il règne sur les églises
catholiques une atmosphère de coopération, d’entente fraternelle
et de travail pastoral commun. Au cours de cette session, les Pères
ont rénové la structure de l’Assemblée et de ses Commissions
et l’ont activée par l’esprit du Synode, de façon à
coordonner efforts et initiatives et à compléter mutuellement
l’unité du travail, dans le respect de la multiplicité des
Eglises et de leurs patrimoines spirituel et liturgique. Elles donneraient
par leur accord harmonieux, malgré leur multiplicité, un
témoignage de charité de grande importance dans notre société.
Il en résulterait une nouvelle mentalité qui contribuerait
énormément à frayer le chemin vers l’unité
de toutes les Eglises.
L’Eglise
attache une grande importance aux Congrégations et Instituts religieux
et aux curés de paroisse, dans le but de les sauvegarder, d’animer
leur rôle et de poursuivre leur croissance et leur progrès.
Elle les invite et les aide à découvrir leur identité
et leurs charismes propres, à rechercher constamment la sainteté
et à revaloriser leurs facultés afin d’assurer leurs missions
apostoliques, ecclésiales et sociales. Dans ce but, l’Assemblée
a réanimé la Commission Episcopale pour les Affaires Sacerdotales
et Religieuses.
Comme
il fallait redonner un rôle important à la coopération
des laïcs dans la vie et la mission de l’Eglise, – suivant l’esprit
et les directives du Synode – les Pères ont perçu que le
zèle des conseils et comités paroissiaux dans les paroisses
et les diocèses a fait de grands progrès, mais qu’il nécessitait
encore, chez les fidèles un surplus de sens ecclésial, d’engagement
et d’assiduité continue, et de la part des pasteurs, un encouragement
constant.
Le rapport
de la Commission Episcopale pour l’Apostolat des Laïcs a mis au courant
les Pères sur le progrès du travail accompli et sur la multiplicité
des besoins. Ils ont soutenu les projets futurs de la Commission, surtout:
la formation continue des adultes, la rencontre des délégués
laïcs du Moyen-Orient qui se tiendra au Liban, en juillet 1997 et
la rencontre mondiale des Jeunes avec S.S. le Pape Jean-Paul II en France,
en Août 1997.
8. La
coopération ecclésiastique a franchi les frontières
du Liban pour atteindre les pays du Moyen-Orient, grâce au "Conseil
des Patriarches Catholiques d’Orient" qui se réunit chaque année
et trace la ligne de la présence chrétienne dans ces pays
et de son rôle actif.
Ce conseil
a pris l’habitude d’organiser des rencontres avec les Patriarches Orthodoxes
d’Orient, dans une atmosphère de fraternité et de respect
mutuel. Ensemble, ils ont pris des décisions et des recommandations
pratiques pour des questions œcuméniques, à l’étude
dans le passé; questions qui répondent aux besoins des fidèles
et des Eglises et qui constituent des points de repère importants
dans le parcours œcuménique vers l’unité des chrétiens.
Dans ce cadre, l’Assemblée a pris connaissance de l’activité
de la Commission Episcopale pour les Relations Œcuméniques et l’a
encouragée à poursuivre ses projets d’avenir.
9. Selon
les recommandations du Synode, les Pères ont créée
la "Commission pour l'Entr’aide Missionnaire entre les Eglises" afin d’éveiller
le sens missionnaire dans les églises du Liban et les engager à
coopérer à la diffusion de l’Evangile et à témoigner
pour le Christ, en Orient et dans le Monde.
10. Les
Pères ont apprécié l’œuvre des Eglises au Liban en
collaboration avec les diverses familles spirituelles, et ceci grâce
à l’esprit qui y règne. Cette collaboration s’est concrétisée
par des initiatives de solidarité et de délibération
dans des affaires nationales et sociales qui ont raffermi l’Unité
Nationale et accentué la nécessité d’une éducation
nouvelle qui permettrait, aux différents rites confessions et une
ouverture mutuelle, une connaissance plus approfondie et une coopération
qui couvrirait les domaines spirituels, intellectuels et sociaux.
C’est
pourquoi, l’Assemblée accorde à la Commission Episcopale
pour le Dialogue Islamo-Chrétien tout son appui pour qu’elle poursuive
sa mission; et elle adopte ses projets à venir.
11. Les
Pères se sont préoccupés d’une façon particulière
de leurs fidèles dans les différents pays d’émigration
et des étrangers immigrés au Liban. Ils ont écouté
le rapport de la Commission Episcopale pour les Libanais d’Outre-Mer et
pour les Etrangers au Liban, dans son exposé des problèmes
et des perspectives, et ils ont adopté ses propositions.
II.
Situation Sociale
12. L’Eglise
au Liban est consciente, comme les autres, de la stagnation invétérée
qui a frappé l’économie nationale libanaise. Il en a résulté
un chômage croissant, une insuffisance de salaires, une inflation
galopante. Le tout a abouti à des crises sociales atteignant surtout
l’hospitalisation, l’enseignement, les moyens de transport et l’habitat,
sans parler du fardeau des taxes toujours croissantes.
Par l’intermédiaire
de ses institutions éducatives, hospitalières et humanitaires
et par le moyen de ses organisations de bienfaisance, – notamment "Caritas-Liban"
et autres organisations – l’Eglise s’est toujours vouée à
alléger les fardeaux, les souffrances et la misère et à
promouvoir des projets de développement. Elle poursuit sa tâche
à faciliter le retour des déplacés en les aidant à
restaurer leurs maisons et par la reconstruction et la réouverture
des églises, des couvents et des écoles. Elle réclame
aux institutions de l’Etat d’assurer l’argent nécessaire pour rebâtir
les villages démolis et assurer les structures de base. Elle fait
face au problème de l’habitat en réalisant des projets qui
assurent des appartements à un grand nombre de familles, surtout
aux nouvelles familles; elle donne à beaucoup de jeunes la possibilité
de trouver un appartement qui leur permette de fonder une famille et de
faire confiance à l’avenir.
13. Dans
les affres des soucis d’une vie honorable, de l’avenir de la jeunesse,
d’une émigration incessante qui prive la nation du potentiel de
ses fils, – la crise économique y aidant –, l’Eglise multiplie efforts
et initiatives pour fructifier ses possibilités, tel que l’a recommandé
l’"Assemblée Spéciale du Synode des Evêques pour le
Liban" et son "Appel Final".
Tandis
que l’Eglise félicite l’Etat pour tout ce qu’il déploie en
vue de la stabilité financière, le développement économique
et la restitution de la confiance dans le Pays, auprès des Instances
Arabes et Internationales, elle continue quand même à réclamer
de l’Etat l’instauration d’un régime économique sain: qui
aiderait près du tiers des habitants à sortir de l’Etat de
pauvreté où ils se trouvent, qui stopperait la vague de chômage
qui menace le quart de la population et qui rendrait au Pays sa classe
moyenne qui représentait plus du tiers des citoyens.
14. De
même, tandis que l’Eglise lutte pour sauvegarder les Institutions
Educatives chrétiennes, – Ecoles, Instituts et Universités
–, elle les invite à conserver leurs portes grand’ouvertes pour
accueillir toutes les classes libanaises sans exception, pour rester des
centres d’éducation chrétienne et nationale qui forment les
jeunes, bâtisseurs de l’avenir et apôtres dévoués,
aux valeurs humaines et évangéliques.
L’Eglise
invite de même l’Etat et soutient ses efforts en vue de promouvoir
l’Ecole Officielle et de sauvegarder l’Ecole Privée en aidant les
parents à choisir l’école qu’ils souhaitent pour leurs enfants,
– selon le principe de liberté garanti par la loi –, en leur procurant
les scolarités à payer, en soutenant l’Université
Libanaise et ses différentes sections pour le plus grand bien des
universitaires et pour un essor équilibré, et enfin en définissant
une politique éducative qui couvrirait les deux secteurs, officiel
et privé.
L’Assemblée
est prête à toute coopération, par le moyen de la Commission
Episcopale des Questions Educatives pour la Culture et l’Enseignement,
dans ses deux branches: écoles et universités.
15. Pour
permettre aux institutions de l’Eglise, et aux différentes autres
appartenant aux communautés religieuses libanaises, d’assurer aux
citoyens leurs services publics, de promouvoir les capacités de
l’homme et d’améliorer ses conditions sociales promotionnelles,
culturelles, éducatives et sanitaires, l’Assemblée demande
instamment à l’Etat de ne pas grever les Institutions religieuses
par des taxes et des impôts: n’en pâtiraient que les citoyens
qui profitent de ces services.
III.
Situation Nationale
16. Tout
en remerciant le Seigneur que l’Etat a recouvré ses Institutions
et se dépense à assurer la stabilité, les Pères
souhaiteraient voir se rétablir la "Nation de la Loi", et mettre
en relief l’identité Libanaise, dans le cadre de la convivialité
de ses différentes communautés et par son régime démocratique
sain.
De plus,
les Pères espèrent voir se consolider l’Unité Nationale
basée sur l’égalité dans les droits et les devoirs
devant la Loi, sur la coopération sincère dans tous les domaines
de la vie nationale et la collaboration équilibrée et équitable
dans le Pouvoir et l’Administration.
A partir
de ces principes de base, les Pères se dévouent, eux aussi
à la reconstruction du Pays, dans le cadre de leurs responsabilités
et missions. Ils appellent leurs fidèles à s’y astreindre
et invitent la puissance politique à l’appliquer dans le fait de
la vie nationale.
17. Ce
qui inquiète les Pères est le danger qui menace les libertés
et la démocratie au Liban, provenant de l’abolition de la voix de
l’opposition dans les différents moyens de communication. La vraie
démocratie n’a de présence que par une opposition positive.
Mais la façon par laquelle a été organisée
l’information jusqu’à présent, est basée sur la distribution,
le partage et la monopolisation entre les gens du pouvoir. Ce système
adopté ouvre la porte large devant un enrichissement illégal,
et un état manifeste d’opposition des intérêts où
s’entremêlent le privé et le public: ce qui est incompatible
avec le régime démocratique du Pays.
18. Ce
qui inquiète les Pères aussi, est la corruption de l’administration
causée par l’ingérence politique dans ses affaires; la série
de scandales financiers; l’échec de la réforme administrative;
l’indifférence face aux droits des prisonniers, droits qui exigent
la sauvegarde de leur santé et de leur honneur; et enfin en n’accordant
pas aux exilés politiques de retourner dans le Pays: Tout cela sape
l’Etat dans ses bases.
19. Les
Pères ont pris connaissance des plaintes de leurs fidèles
vivant dans la bande frontalière et la région de Jezzine:
ces pauvres gens souffrent de mesures contraignantes et de pratiques injustes
que n’allèguent pas toujours les conditions requises pour une intervention
sécuritaire, ce qui porte ces Libanais, toujours attachés
à leur patrie mais sous la contrainte, à désespérer
de leur situation oppressante. Les Pères prient l’Etat Libanais
de traiter leurs fidèles de la bande frontalière et de la
région de Jezzine avec tout ce qu’ils méritent de soin, de
sollicitude et de compréhension.
20. L’achoppement
du processus de paix inquiète les Pères, et par le fait même
le retour dans la région d’une atmosphère générale
de guerre froide qui se traduit au Liban par un état de stagnation,
d’expectative et d’attente: le Pays risquerait d’y perdre sa souveraineté,
l’intégrité de son territoire et son indépendance
parfaite.
21. Les
Pères déplorent de voir l’administration générale
dans le Pays pencher vers l’individualisme dans la planification et la
réalisation des projets de développement. Il en résulte
une rétraction du rôle de coopération avec le citoyen
et le secteur privé. On voit adopter une structure de mini-états
administratifs confessionnels, avec des ingérences de basse politique.
On persiste à entretenir une défectuosité dans la
nomination des employés d’administration générale:
on y remarque facilement une minimisation de la présence chrétienne,
de quoi menacer dans ses bases l’Entente Nationale.
22. Toutes
ces entraves mènent irrémédiablement à annihiler
la vie politique saine, à la dispersion du peuple et à sa
désintégration; et par la suite, à obliger tous ceux
qui voudraient vivre avec honneur à quitter le Pays, à commencer
par les chrétiens.
Si le
nombre et le rôle des chrétiens se réduisaient, leur
mission en pâtirait et le Pays perdrait bon nombre de leurs dons,
de leur vivacité et de leurs capacités. La société
serait privée d’une tranche essentielle sans laquelle la Nation
n’a pas de consistance.
Les Pères
appellent à la solidarité dans la reconstruction du Pays
pour en faire "un message de fraternité, de liberté et de
dialogue, fidèle à sa vocation historique".
Si les
libanais en général et les chrétiens en particulier
prenaient conscience de ce que le Seigneur leur a octroyé comme
vitalité, s’ils s’engageaient à servir la vie publique dans
tous ses domaines, ils parviendraient à restaurer ce qui s’est détérioré,
à réssusciter pour une vie nouvelle qu’exigent les défis
du temps présent et les obligations de l’avenir.
IV.
Questions Administratives
23. A
la lumière de la situation au Liban, les Pères s’appliquèrent
à la restructuration de l’Assemblée, à la définition
de ses buts et la réactivation de ses commissions et des institutions
qu’elle a créées, ou qu’elle supervise, ou avec lesquelles
elle coopère.
D’où
les dispositions suivantes:
-
La révision
du Statut de l’Assemblée, l’approbation de tous ses articles dans
un esprit de renouveau général, selon les recommandations
de l’"Assemblée Spéciale du Synode des Evêques pour
le Liban".
-
La révision
des Commissions émanant de l’Assemblée, du point de vue de
leurs buts, structures, prérogatives et missions et leur approbation.
De sorte que chaque Commission œuvre, dans son domaine, à appliquer
les recommandations du Synode et l’enseignement de Vatican II et des autres
conciles catholiques, tout en coordonnant avec les commissions pontificales
similaires et en célébrant la journée mondiale y afférente.
-
La restructuration
de cinq nouvelles commissions épiscopales pour: les Affaires Canoniques
et les Tribunaux Ecclésiastiques, les Affaires Liturgiques et Pastorales,
les Affaires Sacerdotales et Religieuses, l’Entr’aide Missionnaire entre
les Eglises, et enfin les Affaires Nationales.
-
La définition
de l’entité canonique de chacune des commissions que l’Assemblée
a créées, qu’elle supervise, ou avec lesquelles elle coopère,
avec tout ce qui s’y rattache comme buts, moyens, prérogatives et
missions, et la fixation de ses structures.
-
L’organisation
des finances de l’Assemblée et leur administration; l’approbation
du Bilan de l’Année 1996 et du Budget de l’Année à
venir.
24. Après
étude de la situation de chaque Commission, les Pères élirent
ou nommèrent les Présidents et les Membres qu’il faut:
-
Commission
Episcopale de Théologie et d’Ecriture Sainte: S.Exc. Mgr Kyrillos
Sélim BUSTROS (Président), l’Abbé Saad NEMER (Vice-Président).
-
Commission
Episcopale pour les Affaires Canoniques et les Tribunaux Ecclésiastiques:
Les Préposés à la Justice dans chaque Eglise: S.Exc.
Mgr Choucrallah HARB (Président), LL. Exc. Nsgr. Jean HADDAD, Elias
TABI et Manuel BATAKIAN, Mgr Michel KASSARGI et le Père Makhoul
FARHA (Membres).
-
Commission
Episcopale pour les Affaires Liturgiques et Pastorales: S.Exc. Mgr Boutros
GEMAYEL (Président), l’Exarque Abdallah RAHEB (Vice-Président).
-
Commission
Episcopale pour les Affaires Sacerdotales et Religieuses: S.Exc. Mgr Georges
RIACHI (Président), l’Abbé Jean TABET (Vice-Président).
-
Commission
pour l’Entr’aide Missionnaire entre les Eglises: S.Exc. Mgr Paul BASSIM
(Président), Rév. Père Georges BOU JAOUDE (Vice-Président).
-
Commission
Episcopale pour les Moyens de Communication: S.Exc. Mgr Roland ABOU JAOUDE
(Président), Rév. Père Georges HARB (Vice-Président).
-
Commission
Episcopale pour les Relations Œcuméniques: S.Exc. Mgr Paul MATAR
(Président), S.Exc. Mgr Youssef MELKI et Mère Marie-Xavier
SKAF (Membres).
-
Commission
Episcopale pour les Affaires d’Education, de Culture et d’Enseignement:
-
* Section
des Ecoles: S.Exc. Mgr Youssef BECHARA (Président),
-
* Section
des Universités: S.Exc. Mgr Guy-Paul NOUJAIM (Président),
-
* Secrétaire
Général des Ecoles Catholiques: P.Camille ZEIDAN.
-
Commission
Episcopale pour la Catéchèse: S.Exc. Mgr Francis BAYSARI
(Président), Mère Antoinette CHALHOUB (Vice-Présidente).
-
Commission
Episcopale pour la Faculté Pontificale de Théologie: S.Exc.
Mgr Guy-Paul NOUJAIM (Président), LL.Exc. Nsgr. Kyrillos Sélim
BUSTROS et Béchara RAI, l’Abbé Jean TABET (Membres).
-
Commission
Episcopale pour le Dialogue Islamo-Chrétien: S.Exc. Mgr Paul Mounged
El-HACHEM (Président), l’Archimandrite Sélim GHAZAL (Vice-Président).
-
Commission
Episcopale pour l’Apostolat des Laïcs: S.Exc. Mgr Habib BACHA (Président),
S.Exc. Mgr Georges SKANDAR (Vice-Président), T.R.P. Georges BOU
JAOUDE (Membre).
-
Commission
Episcopale pour la Migration: S.Exc. Mgr Choucrallah HARB (Président),
l’Archimandrite Nicolas HAKIM (Vice-Président).
-
Commission
Episcopale pour les Affaires de la Famille: S.Exc. Mgr Georges KWAITER
(Président), Mère Marie-Xavier SKAF (Vice-Présidente).
-
Commission
Episcopale "Justice et Paix": S.Exc. Mgr Maroun SADER (Président),
Mère Jeanne SAIDEH (Vice-Présidente).
-
Commission
Episcopale pour la Pastorale de la Santé: S.Exc. Mgr Paul-Emile
SAADE (Président), Mère Pauline FARES (Vice-Présidente).
-
Conseil
Exécutif: Président: S.Exc. Mgr Roland ABOU JAOUDE Membres:
S.Exc. Mgr Youssef BECHARA S.Exc. Mgr Tanios KHOURY S.Exc. Mgr Jean MANSOUR
S.Exc. Mgr André HADDAD S.Exc. Mgr Mikhaïl AL JAMIL S.Exc.
Mgr Joseph ARNAOUTI l’Abbé Hanna SLIM Mère Antoinette BASSIL
Secrétariat Général: Rév.Père Khalil
ALWAN Aumônier Général des Confréries:
Rév.Père Maroun ABOU ZEID. Aumônier Général
aux Prisons: Rév.Père. Elie NASR. Aumônier Général
pour la Pastorale Universitaire: Rév.Père Antoine DOUEIHY.
-
"Caritas-Liban":
-
* Délégué
des Congrégations Maronites: Rév.Père Antoine ATALLAH.
-
* Délégué
des Congrégations Melkites: Rév.Père Jean MOUTRAN.
-
* Délégué
du Vicariat Maronite de Sarba: Dr Georges ABI ZEID.
-
* Délégué
du Diocèse Maronite de Tripoli: Mme Victoria TOUBIA.
-
* Délégué
du Diocèse Melkite de Beyrouth: Mr Kamal SAMAHA.
-
* Délégué
de l’Eglise Syrienne Catholique: Mr Riad BAKHACH.
25.
L’Assemblée a adopté:
-
"Le Statut
de l’Enseignement Catholique au Liban - Secteur des Ecoles", après
quelques modifications faites au projet de 1994.
-
Le Statut
de la Commission pour le "Centre Catholique"
-
Le Protocole
de Coopération entre le Conseil Exécutif de l’APECL et "Télé-Lumière".
CONCLUSION
26. L’Eglise
Catholique au Liban, témoin de l’espérance en Jésus-Christ,
Rédempteur de l’humanité, poursuit sa marche dans le renouveau
spirituel, la consolidation de son unité, la solidarité dans
le service de la fraternité et le témoignage de la charité
(Appel Final du Synode, 3).
En ce
temps de l’Avent que nous vivons, nous élevons les cœurs et les
esprits au Verbe qui s’est fait chair pour notre salut, Jésus-Christ
qui "est le même, hier, aujourd’hui et à jamais" (Hb. 13:8),
"le seul nom donné aux hommes par lequel ils devraient être
sauvés" (cf. Ac. 4:12).
Tandis
que l’Eglise au Liban inaugure sa marche par la préparation au Jubilé
de l’An 2000 et à l’Assemblée Spéciale du Synode des
Evêques pour l’Asie, nous nous sentons appelés – comme fils
autochtones de cette région du monde – à préparer
le début du 3e Millénaire de notre vie et de notre présence
dans le continent asiatique, en annonçant, par le dialogue, les
œuvres de charité, le témoignage et le service, le mystère
de Dieu qui "a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils
unique, afin que quiconque croit en Lui ne se perde pas, mais ait la vie
éternelle" (Jn 3:16; cf. Assemblée Spéciale du Synode
des Evêques pour l’Asie, Lineamenta, 38).
Nous confions
notre marche et notre témoignage à Marie, Notre-Dame du Liban,
implorant pour nos fils abondance de grâces et de bénédictions,
à l’approche de la nativité de N.-S. Jésus-Christ,
"lumière véritable qui éclaire tout homme.... de la
plénitude [de qui] nous avons tous reçu et grâce pour
grâce" (Jn 1: 9,16).