Communiqué Final de la 30ème Session Ordinaire de l’APECL pour l’Année 1996  


 
INTRODUCTION   | Situation Ecclésiale | Situation Sociale | Situation Nationale | Questions Administratives | CONCLUSION
INTRODUCTION
1. "L’Assemblée des Patriarches et Evêques Catholiques au Liban», a tenu sa session annuelle ordinaire à Bkerké, du Lundi 25 Novembre au Vendredi 6 Décembre 1996, sous la présidence de Sa Béatitude et Eminence le Patriarche Cardinal Mar Nasrallah Boutros SFEIR, et avec la participation de leurs Béatitudes les Patriarches Maximos V HAKIM, Mar Ignace Antoine II HAYEK et Jean-Pierre XVIII KASPARIAN, de leurs Excellences les Evêques des Eglises Catholiques au Liban, des Révérends Pères Supérieurs Généraux des Congrégations Religieuses au Liban, de deux représentants du Conseil des Supérieurs Majeurs et de deux représentantes de l’«Assemblée des Supérieures Majeures des Instituts Féminins au Liban".
2. Sa Béatitude et Eminence le Président de l’APECL a annoncé l’ouverture de la Session 1996 par une prière et par un discours où il traita de la situation au Liban aux niveaux: ecclésial, social et national. Puis lecture fut donnée du message de Son Exc. le Nonce Apostolique, Mgr Pablo PUENTE, absent ce jour-là du Liban; enfin, l’APECL adressa à S.S. le Pape Jean-Paul II un télégramme de souhaits pour son Jubilé d’Or Sacerdotal et exprima son attachement au Saint-Siège.
3. Un an après la clôture de l’"Assemblée Spéciale du Synode des Evêques pour le Liban", l’APECL s’est réunie sous le titre du: Travail selon l’esprit du Synode et de ses recommandations, et dans l’atmosphère de la préparation de la Célébration du Jubilé de l’An 2000, selon les directives tracées par S.S. le Pape Jean-Paul II, dans sa Lettre Apostolique "Tertio Millennio Adveniente".Les Pères ont étudié, à la lumière des rapports présentés à l’APECL, la situation au Liban aux niveaux: ecclésial, social et national; ils ont traité des affaires d’administration, en rapport avec les Statuts de l’APECL, du travail des Commissions et de la réorganisation des structures; ils ont pris enfin les décisions pastorales nécessaires.
I. Situation Ecclésiale
4. Les Pères ont analysé, avec une extrême attention, la situation des chrétiens au Liban et leur mission, la relation de leur présence avec l’enseignement évangélique et le témoignage pour le Christ, et surtout les dangers auxquels ils sont affrontés de différents côtés, dangers qui visent à minimiser leur rôle historique et civilisateur. Ils ont tracé une ligne de conduite pour revaloriser leur présence et la développer. Ils ont ensuite passé en revue ce que le Synode a porté comme fruit aux niveaux spirituel et ecclésial, et ce qui n’a pas encore été mis au clair.
Niveau Spirituel.
5. Les Pères ont béni, chez le peuple de Dieu, la renaissance spirituelle rénovatrice au plan des individus et des institutions. Une foi vivante en Dieu et en sa Providence comble les cœurs; le flambeau de l’espérance dissipe les ombres multiples de la peur et du désespoir; la loi du pardon et de la réconciliation règne à nouveau; et retentit l’appel à la rencontre dans un esprit de fraternité, de dialogue et de franche coopération. De nouvelles générations apparaissent qui refusent les transgressions immorales, les comportements aberrants et les multiples façons d’injustice; elles aspirent à la vérité, à la justice et à la charité; elles appellent à la transparence et à l’éthique dans les relations sociale, économique et politique; elles sont d’un bon exemple dans la pratique religieuse. Parmi les fidèles, des institutions et des mouvements apostoliques ont pris naissance, démontrant leur engagement à approfondir leur foi, à coopérer à la mission de l’Eglise, d’où l’épanouissement, dans les rangs des jeunes, de vocations sacerdotales et religieuses qui se sont distinguées par leur maturité et leur engagement.
6. Il est à remarquer, chez certaines catégories de fidèles, une régression dans l'engagement à la vie chrétienne et à l’appartenance ecclésiale; une ignorance de la Sainte-Ecriture et de l’enseignement de l’Eglise; un certain esprit mondain qui ont tous causé une absence des valeurs chrétiennes, une décadence dans les mœurs et une aliénation des principes sains et justes qui gèrent le comportement et la conduite. La superficialité de la foi et la fragilité de la vie spirituelle, chez certains fidèles, ont aidé – vu la situation sociale opprimante – à la propagation de sectes et autres hérésies diverses, et à l’accueil de superstitions et de charlataneries variées.
Les Pères ont à cœur de veiller avec vigilance sur leur troupeau, de prodiguer tout effort pour assurer une éducation chrétienne universelle dans les paroisses, les universités, les écoles et les mouvements apostoliques, d’assurer une campagne spirituelle organisée qui atteigne tous les responsables afin d’œuvrer avec force pour un engagement de foi et de vie chrétienne et pour animer la vie missionnaire: les jeunes trouveraient alors dans leurs pères et ancêtres un modèle de vie à imiter par l’héroïcité du témoignage et des vertus évangéliques. L’Assemblée a insisté pour qu’on mette en pratique les recommandations des deux Commissions Episcopales pour la Famille et pour la Catéchèse.
Tout cela entre dans la ligne du renouveau spirituel auquel a été appelée l’Eglise du Liban dans toutes ses forces vives en tant que personnes et institutions. Elle y parviendra par l’ouverture à l’œuvre de l’Esprit-Saint son rénovateur, par l’écoute de la parole de Dieu, par la lecture des signes des temps, par la fidélité à la tradition et au patrimoine liturgique et spirituel, par l’engagement à témoigner pour la charité, tout en se fondant sur l’espérance en Jésus-Christ son Rédempteur. La Commission Episcopale pour la Liturgie et la Pastorale assurera, au nom de l’Assemblée, la continuité dans ce renouveau.
Niveau ecclésial.
7. Grâce à l’APECL et à son esprit, il règne sur les églises catholiques une atmosphère de coopération, d’entente fraternelle et de travail pastoral commun. Au cours de cette session, les Pères ont rénové la structure de l’Assemblée et de ses Commissions et l’ont activée par l’esprit du Synode, de façon à coordonner efforts et initiatives et à compléter mutuellement l’unité du travail, dans le respect de la multiplicité des Eglises et de leurs patrimoines spirituel et liturgique. Elles donneraient par leur accord harmonieux, malgré leur multiplicité, un témoignage de charité de grande importance dans notre société. Il en résulterait une nouvelle mentalité qui contribuerait énormément à frayer le chemin vers l’unité de toutes les Eglises.
L’Eglise attache une grande importance aux Congrégations et Instituts religieux et aux curés de paroisse, dans le but de les sauvegarder, d’animer leur rôle et de poursuivre leur croissance et leur progrès. Elle les invite et les aide à découvrir leur identité et leurs charismes propres, à rechercher constamment la sainteté et à revaloriser leurs facultés afin d’assurer leurs missions apostoliques, ecclésiales et sociales. Dans ce but, l’Assemblée a réanimé la Commission Episcopale pour les Affaires Sacerdotales et Religieuses.
Comme il fallait redonner un rôle important à la coopération des laïcs dans la vie et la mission de l’Eglise, – suivant l’esprit et les directives du Synode – les Pères ont perçu que le zèle des conseils et comités paroissiaux dans les paroisses et les diocèses a fait de grands progrès, mais qu’il nécessitait encore, chez les fidèles un surplus de sens ecclésial, d’engagement et d’assiduité continue, et de la part des pasteurs, un encouragement constant.
Le rapport de la Commission Episcopale pour l’Apostolat des Laïcs a mis au courant les Pères sur le progrès du travail accompli et sur la multiplicité des besoins. Ils ont soutenu les projets futurs de la Commission, surtout: la formation continue des adultes, la rencontre des délégués laïcs du Moyen-Orient qui se tiendra au Liban, en juillet 1997 et la rencontre mondiale des Jeunes avec S.S. le Pape Jean-Paul II en France, en Août 1997.
8. La coopération ecclésiastique a franchi les frontières du Liban pour atteindre les pays du Moyen-Orient, grâce au "Conseil des Patriarches Catholiques d’Orient" qui se réunit chaque année et trace la ligne de la présence chrétienne dans ces pays et de son rôle actif.
Ce conseil a pris l’habitude d’organiser des rencontres avec les Patriarches Orthodoxes d’Orient, dans une atmosphère de fraternité et de respect mutuel. Ensemble, ils ont pris des décisions et des recommandations pratiques pour des questions œcuméniques, à l’étude dans le passé; questions qui répondent aux besoins des fidèles et des Eglises et qui constituent des points de repère importants dans le parcours œcuménique vers l’unité des chrétiens. Dans ce cadre, l’Assemblée a pris connaissance de l’activité de la Commission Episcopale pour les Relations Œcuméniques et l’a encouragée à poursuivre ses projets d’avenir.
9. Selon les recommandations du Synode, les Pères ont créée la "Commission pour l'Entr’aide Missionnaire entre les Eglises" afin d’éveiller le sens missionnaire dans les églises du Liban et les engager à coopérer à la diffusion de l’Evangile et à témoigner pour le Christ, en Orient et dans le Monde.
10. Les Pères ont apprécié l’œuvre des Eglises au Liban en collaboration avec les diverses familles spirituelles, et ceci grâce à l’esprit qui y règne. Cette collaboration s’est concrétisée par des initiatives de solidarité et de délibération dans des affaires nationales et sociales qui ont raffermi l’Unité Nationale et accentué la nécessité d’une éducation nouvelle qui permettrait, aux différents rites confessions et une ouverture mutuelle, une connaissance plus approfondie et une coopération qui couvrirait les domaines spirituels, intellectuels et sociaux.
C’est pourquoi, l’Assemblée accorde à la Commission Episcopale pour le Dialogue Islamo-Chrétien tout son appui pour qu’elle poursuive sa mission; et elle adopte ses projets à venir.
11. Les Pères se sont préoccupés d’une façon particulière de leurs fidèles dans les différents pays d’émigration et des étrangers immigrés au Liban. Ils ont écouté le rapport de la Commission Episcopale pour les Libanais d’Outre-Mer et pour les Etrangers au Liban, dans son exposé des problèmes et des perspectives, et ils ont adopté ses propositions.
II. Situation Sociale
12. L’Eglise au Liban est consciente, comme les autres, de la stagnation invétérée qui a frappé l’économie nationale libanaise. Il en a résulté un chômage croissant, une insuffisance de salaires, une inflation galopante. Le tout a abouti à des crises sociales atteignant surtout l’hospitalisation, l’enseignement, les moyens de transport et l’habitat, sans parler du fardeau des taxes toujours croissantes.
Par l’intermédiaire de ses institutions éducatives, hospitalières et humanitaires et par le moyen de ses organisations de bienfaisance, – notamment "Caritas-Liban" et autres organisations – l’Eglise s’est toujours vouée à alléger les fardeaux, les souffrances et la misère et à promouvoir des projets de développement. Elle poursuit sa tâche à faciliter le retour des déplacés en les aidant à restaurer leurs maisons et par la reconstruction et la réouverture des églises, des couvents et des écoles. Elle réclame aux institutions de l’Etat d’assurer l’argent nécessaire pour rebâtir les villages démolis et assurer les structures de base. Elle fait face au problème de l’habitat en réalisant des projets qui assurent des appartements à un grand nombre de familles, surtout aux nouvelles familles; elle donne à beaucoup de jeunes la possibilité de trouver un appartement qui leur permette de fonder une famille et de faire confiance à l’avenir.
13. Dans les affres des soucis d’une vie honorable, de l’avenir de la jeunesse, d’une émigration incessante qui prive la nation du potentiel de ses fils, – la crise économique y aidant –, l’Eglise multiplie efforts et initiatives pour fructifier ses possibilités, tel que l’a recommandé l’"Assemblée Spéciale du Synode des Evêques pour le Liban" et son "Appel Final".
Tandis que l’Eglise félicite l’Etat pour tout ce qu’il déploie en vue de la stabilité financière, le développement économique et la restitution de la confiance dans le Pays, auprès des Instances Arabes et Internationales, elle continue quand même à réclamer de l’Etat l’instauration d’un régime économique sain: qui aiderait près du tiers des habitants à sortir de l’Etat de pauvreté où ils se trouvent, qui stopperait la vague de chômage qui menace le quart de la population et qui rendrait au Pays sa classe moyenne qui représentait plus du tiers des citoyens.
14. De même, tandis que l’Eglise lutte pour sauvegarder les Institutions Educatives chrétiennes, – Ecoles, Instituts et Universités –, elle les invite à conserver leurs portes grand’ouvertes pour accueillir toutes les classes libanaises sans exception, pour rester des centres d’éducation chrétienne et nationale qui forment les jeunes, bâtisseurs de l’avenir et apôtres dévoués, aux valeurs humaines et évangéliques.
L’Eglise invite de même l’Etat et soutient ses efforts en vue de promouvoir l’Ecole Officielle et de sauvegarder l’Ecole Privée en aidant les parents à choisir l’école qu’ils souhaitent pour leurs enfants, – selon le principe de liberté garanti par la loi –, en leur procurant les scolarités à payer, en soutenant l’Université Libanaise et ses différentes sections pour le plus grand bien des universitaires et pour un essor équilibré, et enfin en définissant une politique éducative qui couvrirait les deux secteurs, officiel et privé.
L’Assemblée est prête à toute coopération, par le moyen de la Commission Episcopale des Questions Educatives pour la Culture et l’Enseignement, dans ses deux branches: écoles et universités.
15. Pour permettre aux institutions de l’Eglise, et aux différentes autres appartenant aux communautés religieuses libanaises, d’assurer aux citoyens leurs services publics, de promouvoir les capacités de l’homme et d’améliorer ses conditions sociales promotionnelles, culturelles, éducatives et sanitaires, l’Assemblée demande instamment à l’Etat de ne pas grever les Institutions religieuses par des taxes et des impôts: n’en pâtiraient que les citoyens qui profitent de ces services.
III. Situation Nationale
16. Tout en remerciant le Seigneur que l’Etat a recouvré ses Institutions et se dépense à assurer la stabilité, les Pères souhaiteraient voir se rétablir la "Nation de la Loi", et mettre en relief l’identité Libanaise, dans le cadre de la convivialité de ses différentes communautés et par son régime démocratique sain.
De plus, les Pères espèrent voir se consolider l’Unité Nationale basée sur l’égalité dans les droits et les devoirs devant la Loi, sur la coopération sincère dans tous les domaines de la vie nationale et la collaboration équilibrée et équitable dans le Pouvoir et l’Administration.
A partir de ces principes de base, les Pères se dévouent, eux aussi à la reconstruction du Pays, dans le cadre de leurs responsabilités et missions. Ils appellent leurs fidèles à s’y astreindre et invitent la puissance politique à l’appliquer dans le fait de la vie nationale.
17. Ce qui inquiète les Pères est le danger qui menace les libertés et la démocratie au Liban, provenant de l’abolition de la voix de l’opposition dans les différents moyens de communication. La vraie démocratie n’a de présence que par une opposition positive. Mais la façon par laquelle a été organisée l’information jusqu’à présent, est basée sur la distribution, le partage et la monopolisation entre les gens du pouvoir. Ce système adopté ouvre la porte large devant un enrichissement illégal, et un état manifeste d’opposition des intérêts où s’entremêlent le privé et le public: ce qui est incompatible avec le régime démocratique du Pays.
18. Ce qui inquiète les Pères aussi, est la corruption de l’administration causée par l’ingérence politique dans ses affaires; la série de scandales financiers; l’échec de la réforme administrative; l’indifférence face aux droits des prisonniers, droits qui exigent la sauvegarde de leur santé et de leur honneur; et enfin en n’accordant pas aux exilés politiques de retourner dans le Pays: Tout cela sape l’Etat dans ses bases.
19. Les Pères ont pris connaissance des plaintes de leurs fidèles vivant dans la bande frontalière et la région de Jezzine: ces pauvres gens souffrent de mesures contraignantes et de pratiques injustes que n’allèguent pas toujours les conditions requises pour une intervention sécuritaire, ce qui porte ces Libanais, toujours attachés à leur patrie mais sous la contrainte, à désespérer de leur situation oppressante. Les Pères prient l’Etat Libanais de traiter leurs fidèles de la bande frontalière et de la région de Jezzine avec tout ce qu’ils méritent de soin, de sollicitude et de compréhension.
20. L’achoppement du processus de paix inquiète les Pères, et par le fait même le retour dans la région d’une atmosphère générale de guerre froide qui se traduit au Liban par un état de stagnation, d’expectative et d’attente: le Pays risquerait d’y perdre sa souveraineté, l’intégrité de son territoire et son indépendance parfaite.
21. Les Pères déplorent de voir l’administration générale dans le Pays pencher vers l’individualisme dans la planification et la réalisation des projets de développement. Il en résulte une rétraction du rôle de coopération avec le citoyen et le secteur privé. On voit adopter une structure de mini-états administratifs confessionnels, avec des ingérences de basse politique. On persiste à entretenir une défectuosité dans la nomination des employés d’administration générale: on y remarque facilement une minimisation de la présence chrétienne, de quoi menacer dans ses bases l’Entente Nationale.
22. Toutes ces entraves mènent irrémédiablement à annihiler la vie politique saine, à la dispersion du peuple et à sa désintégration; et par la suite, à obliger tous ceux qui voudraient vivre avec honneur à quitter le Pays, à commencer par les chrétiens.
Si le nombre et le rôle des chrétiens se réduisaient, leur mission en pâtirait et le Pays perdrait bon nombre de leurs dons, de leur vivacité et de leurs capacités. La société serait privée d’une tranche essentielle sans laquelle la Nation n’a pas de consistance.
Les Pères appellent à la solidarité dans la reconstruction du Pays pour en faire "un message de fraternité, de liberté et de dialogue, fidèle à sa vocation historique".
Si les libanais en général et les chrétiens en particulier prenaient conscience de ce que le Seigneur leur a octroyé comme vitalité, s’ils s’engageaient à servir la vie publique dans tous ses domaines, ils parviendraient à restaurer ce qui s’est détérioré, à réssusciter pour une vie nouvelle qu’exigent les défis du temps présent et les obligations de l’avenir.
IV. Questions Administratives
23. A la lumière de la situation au Liban, les Pères s’appliquèrent à la restructuration de l’Assemblée, à la définition de ses buts et la réactivation de ses commissions et des institutions qu’elle a créées, ou qu’elle supervise, ou avec lesquelles elle coopère.
D’où les dispositions suivantes:
24. Après étude de la situation de chaque Commission, les Pères élirent ou nommèrent les Présidents et les Membres qu’il faut:
25. L’Assemblée a adopté:
CONCLUSION
26. L’Eglise Catholique au Liban, témoin de l’espérance en Jésus-Christ, Rédempteur de l’humanité, poursuit sa marche dans le renouveau spirituel, la consolidation de son unité, la solidarité dans le service de la fraternité et le témoignage de la charité (Appel Final du Synode, 3).
En ce temps de l’Avent que nous vivons, nous élevons les cœurs et les esprits au Verbe qui s’est fait chair pour notre salut, Jésus-Christ qui "est le même, hier, aujourd’hui et à jamais" (Hb. 13:8), "le seul nom donné aux hommes par lequel ils devraient être sauvés" (cf. Ac. 4:12).
Tandis que l’Eglise au Liban inaugure sa marche par la préparation au Jubilé de l’An 2000 et à l’Assemblée Spéciale du Synode des Evêques pour l’Asie, nous nous sentons appelés – comme fils autochtones de cette région du monde – à préparer le début du 3e Millénaire de notre vie et de notre présence dans le continent asiatique, en annonçant, par le dialogue, les œuvres de charité, le témoignage et le service, le mystère de Dieu qui "a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle" (Jn 3:16; cf. Assemblée Spéciale du Synode des Evêques pour l’Asie, Lineamenta, 38).
Nous confions notre marche et notre témoignage à Marie, Notre-Dame du Liban, implorant pour nos fils abondance de grâces et de bénédictions, à l’approche de la nativité de N.-S. Jésus-Christ, "lumière véritable qui éclaire tout homme.... de la plénitude [de qui] nous avons tous reçu et grâce pour grâce" (Jn 1: 9,16).