Communiqué
Final de
la 29ème Session Extraordinaire de l’APECL pour l’Année 1995
Sous la
présidence de Sa Béatitude Eminentissime le Patriarche Cardinal
Mar Nasrallah Boutros SFEIR et la participation de leurs Béatitudes
les patriarches catholiques Maximos V HAKIM, Mar Ignace Antoun II HAYEK
et Jean-Pierre XVIII KASPARIAN, ainsi que celle de leurs Excellences les
évêques des Eglises Catholiques, des Supérieurs Généraux
des congrégations et ordres Libanais, deux représentants
des Provinciaux, de deux représentantes de l’Assemblée des
Supérieures Générales des Congrégations féminines
et du Secrétaire Général de l’Assemblée, l’Assemblée
des Patriarches et Evêques Catholiques au Liban a tenu une session
extraordinaire sur deux jours respectifs les jeudi 22 et vendredi 23 février
1996, et ceci au Patriarcat Maronite - Bkerké.
Les Patriarches
on écouté le mot d’ouverture prononcé par le Président
de l’Assemblée, le Patriarche Cardinal Mar Nasrallah Boutros Sfeir
qui a souligné la nécessité, pour les pasteurs comme
pour les fidèles, de se référer constamment au message
final du Synode en l’actualisant "dans un esprit de foi, de confiance en
soi, dans le Pays et les citoyens, afin d"édifier la patrie sur
des assises stables et claires dans la solidarité et le sens de
la responsabilité". Il a également insisté sur l’importance
du renouveau spirituel, de l’engagement aux valeurs religieuses et aux
œuvres de charité.
Après
avoir examiné brièvement quelques procédures administratives
relatives à la structuration des Commissions Episcopales issues
de l’APECL, les Pères se sont penchés sur l’Ordre du jour
de la session.
Les Pères
ont exprimé à la fois leur satisfaction pour les progrès
réalisés au Liban sur les plans de la sécurité,
et de la reconstruction de l’infra-structure, et leur inquiétude
ainsi que celle de la société Libanaise, en raison de la
multiplicité des restrictions aux libertés et des menaces
qui pèsent sur la démocratie. Toutes couches et secteurs
confondus, les Libanais se plaignent un peu plus chaque jour des pratiques
quotidiennes qui visent à les empêcher de jouir des libertés
d’opinion, de vote ou d’information auxquelles ils se sont habitués,
ainsi que de pratiques démocratiques que les Libanais considèrent
comme le fruit d’une culture et d’une civilisation enracinées.
En outre,
les Pères ont insisté sur les demandes légitimes de
toutes les couches sociales, des ouvriers, des professeurs et des fonctionnaires
et ont souligné l’importance du respect de toutes les libertés
de presse, en particulier dans le domaine audiovisuel: la télévision
et la radio.
Ils reconnaissent
la nécessité de la réglementation dans ce secteur
mais considèrent qu’elle doit être effectuée sur des
bases justes et objectives et proclament fermement la nécessité
de pouvoir transmettre la pensée religieuse et des programmes respectueux
des valeurs morales aussi bien aux musulmans qu’aux chrétiens. Comme
ils pressent les responsables des moyens de communication de sauvegarder
les valeur morales, et s’abstenir de diffuser des scènes de violence
ou contraires aux bonnes mœurs.
Les Pères
réclament avec insistance la nécessité de sauvegarder
les moyens de communication existants et qui relèvent de l’Eglise,
c’est à dire Télé-Lumière, la Voix de la Charité
et Radio Alléluia, les considérant comme une partie intégrante
de la mission de l’Eglise, au cœur de son œuvre pastorale et culturelle
comme le soulignent les documents conciliaires et les recommandations du
Synode.
Au second
jour, les Pères ont examiné la question de la participation
des membres du clergé et des laïcs à des émissions
audiovisuelles. Après avoir rappelé les textes canoniques
qui règlementent ce domaine, ils ont pris à cet égard
la recommandation suivante:
"Tout
clerc, qu"il soit présentateur d"un programme ou qu"il aborde un
sujet touchant au dogme, à la morale ou aux liturgies, doit auparavant
obtenir une autorisation spéciale de son évêque, tandis
que le clerc régulier, dans la même situation, doit obtenir
son autorisation de l"évêque du diocèse où son
couvent est situé. le laïc qui s"exprimerait au nom de l"église,
doit également obtenir l"accord de l"évêque de son
diocèse".
La session
a clôturé ses travaux en traitant certaines questions pastorales
et administratives touchant la famille chrétienne, les tribunaux
ecclésiastiques, et au changement de rite et de religion dans le
but d’obtenir le divorce, les pères ont pris des décisions
adéquates dans ce domaine.
A la fin,
les membres de l’Assemblée ont saisi l’occasion de leur réunion
pour transmettre leurs vœux à leurs frères Musulmans, à
l’occasion de la fête du Fitr, et accorder la bénédiction
à leurs fils et frères chrétiens à l’occasion
du Carême, priant Dieu de combler le Liban et les Libanais de ses
grâces.